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 Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne

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MessageSujet: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Sam 24 Aoû - 0:17


Pick you up, let you down, when I wanna go to a place I can hide
;you know me, I had plans, but they just disappeared to the back of my mind




Une nuit aussi mouvementée faisait toujours un bien fou à William. Surtout que sa nouvelle conquête était particulièrement charmante, peut-être que cela allait durer un peu plus avec celle-ci... Un sourire moqueur, il se moquait de lui-même en fait, apparu sur le visage endormi de William. Il ouvrit un œil, puis, stupéfait, l'autre. Comment pouvait-il faire encore si noir, alors qu'il se croyait être le matin? Il avait dû vraiment bien dormir, alors pour avoir cette sensation.

Un rapide coup d'oeil à la chambre à coucher de la demoiselle qui avait partagé son lit rappela au jeune Herbert sa ''nuit'' des plus plaisantes. Cependant, bien qu'il adorait avoir plusieurs conquêtes ainsi, il était incapable de s'attacher à l'une d'elles. Parfois, il se disait que c'était peut-être par culpabilité à cause de son épouse (il n'était pas si méchant, après tout) et parfois il se disait que c'était peut-être parce qu'il n’en avait tout simplement pas besoin (ou peut-être que oui...).  Quoi qu'il en soit, William se releva pour rester assis sur le lit et commencer à se rhabiller. Ses cheveux étaient en bataille, du moins plus qu'ils ne l'étaient habituellement, et il eût quelques difficultés à boutonner sa chemise au complet. Après tout, il avait tout de même bu plusieurs coupes de vin le soir même, mais il se sentait tout de même les idées relativement claires.

Lorsqu'il fût habillé de façon convenable, le jeune homme déposa un baiser sur les lèvres de la jeune demoiselle endormie dans son lit et quitta la chambre. Les couloirs étaient noirs et il se rendit compte qu'il n'avait pas pensé à emmener une chandelle lorsqu'il s'était rendu dans la chambre de la demoiselle, puisque les couloirs étaient encore plutôt clairs. Étant un homme fort (hmm-hmm) et n'ayant pas peur du noir (c'est ce qu'il disait, du moins...), William décida de retrouver sa chambre à tâtons, en essayant de ne pas tomber sur une autre personne qui rirait assurément de lui.

Le chemin fût plutôt long et William se cogna même une fois contre le mur, en croyant qu'il y avait un tournant. Cependant, finalement plutôt, il retrouva sa chambre. Enfin, ce qu'il croyait être sa chambre. Donc, sans cogner, il entra dans sa chambre, la mine encore froissée de sommeil, pour retrouver sa chère petite épouse, Mary Woodville, à genoux en train de prier.

William la regarda, regarda le couloir par la porte restée ouverte et reporta son regard ensuite sur elle.

« Pour... pourquoi êtes-vous dans ma chambre?», demanda le jeune comte, interloqué.

Il se passa ensuite une main sur le visage, puis dans les cheveux, ce qui les ébouriffa encore plus. Un éclair de compréhension sembla passer dans son regard et William ne pût s'empêcher de rire, en posant une main sur la poignée, comme pour ressortir.

-« Suis-je bête! Et moi qui croyais que j'avais le sens de l'orientation. Je m'excuse, très chère, de vous avoir dérangé dans vos prières.», fit-il, maintenant visiblement confus d'avoir troublé le calme de la pièce.
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Sam 24 Aoû - 0:47

Une nuit encore sans trouver la paix de l'esprit, sans pouvoir fermer l'oeil et oublier pour un instant la vie qu'on lui avait imposé. Mary, la douce et tendre jeune fille qui cachait sous ses traits fins une rancoeur qui rongeait la pauvre âme en peine.

C'est ainsi qu'en cette heure pour se faire pardonner de ne point réussir à pardonner se remis à genoux devant la croix qui trônait sur un mur.

La belle ne portait que la robe de nuit et sa servante avait détaché la chevelure de feu de sa maîtresse. La demoiselle avait ordonné qu'aucune tresse ne soit faite, car ainsi elle avait encore l'impression d'être qu'une enfant et non une épouse.

Seule depuis des heures, à genoux repentante, discrète Mary priait faisant dos à la porte à la lueur des bougies. Aurait-elle pu croire que ses prières auraient pu être interrompues par son époux ?

La demoiselle se doutait bien que le Comte était occupé à batifoler dans la couche d'une autre femme que dans la sienne. Le seul moment où il ne l'avait touché ce ne fut que d'un baiser chaste sur ses lèvres il y a peu.

Sa prière fut vite remplacée par de noires pensées, les gens à la Cour qui ne cessaient de médire contre elle en disant que si aucun enfant n'était encore né , c'était que la demoiselle à la chevelure sang avait utilisé de la sorcellerie pour punir l'homme qui ne voulait pas d'elle. Personnes n'ignoraient le côté volage de ce dernier et la pauvre ne pouvait que se taire et oublier.

Retournant à ses prières espérant trouver apaisement, la belle sursauta au moment où elle entendit sa porte s'ouvrir à fracas. Retournant son visage apeurée se demandant qui venait en prendre à sa vie, car étant une Woodville combien de gens voulaient sa mort, les azurs ne purent que s'écarquiller sous la surprise de voir le Comte à l'entrée. Mais que Diable faisait-il là à cette heure ? Il ne venait sans doute pas quémander faveur à sa dulcinée.

La question que le bel homme posa laissant tout autant muette la Comtesse qui compris qu'il avait encore bu. Restant à genoux, Mary observa de ses yeux curieux la tenue de celui à qui elle avait fait voeu de fidélité. Ses vêtements froissés, ses cheveux en bataille et son allure éméché trahissait les doutes que la douce avait eu plus tôt. Cette fois qui avait occupé les mains et les lèvres de William ?

Ne voulant n'en savoir rien, la Lady savait qu'il fallait mieux ne jamais savoir. Un rire résonna à travers la pièce ce qui ne fit que troubler un peu plus la jeune fille qui était toujours au sol. Comment osait-il venir troubler son sanctuaire et par la suite vouloir repartir comme si jamais rien ne c'était passé.

Se levant gardant son regard vers le sien elle s'approcha. Sa robe blanche tombant jusqu'à ses chevilles laissant voir ses pieds nus. Sa chevelure bouclée tombant jusqu'à ses hanches, Mary s'avança vers son époux et dit de sa douce voix:


My Lord, vous êtes tout pardonné malgré que vous ayez troublé mes prières et je crains que je demandais à ce moment que Dieu vous protège. Vous devriez prendre garde, car je n'ai pu la terminer.

Un petit sourire se glissa sur ses lèvres se faisant légèrement moqueuse. Elle se mit à tourner autour de lui une main glissant sur ses épaules et sa nuque et s'arrêta dans son dos pour souffler au creux de son oreille:

Devrais-je prier encore plus fort pour que notre Seigneur vous pardonne de vos pêchés ou regrettez-vous déjà de vous êtres tromper de chambre ?

La belle revient devant lui son regard perçant semblant tout savoir de lui. En voulant parler de la chambre ce n'était point par rapport à l'incident qui vint de se produire, mais bien au fait qu'il était aller honorer de sa présence une autre couche que celle de son épouse.

Enfin, vous sembliez presser de repartir, je ne voudrais point vous retenir. Aller donc la rejoindre...

Mary était vexée et blessée de par le comportement de l'homme qui se trouvait devant elle. Pourtant plus le temps avançait plus elle embellissait. Finirait-il par la voir ? Seul le temps nous le dira...
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Sam 24 Aoû - 1:24


Pick you up, let you down, when I wanna go to a place I can hide
;you know me, I had plans, but they just disappeared to the back of my mind

À la grande surprise de William, Mary se leva de sa position pieuse pour s'approcher de lui. Bon dieu, elle qui était toujours si propre, si bien habillée, si parfaite... Elle avait probablement partir à toutes jambes lorsqu'elle allait se rendre compte de la façon dont il était habillé et... son odeur corporelle ne devait pas être des meilleures non plus, enfin c'est ce qu'il se disait.

- My Lord, vous êtes tout pardonné malgré que vous ayez troublé mes prières et je crains que je demandais à ce moment que Dieu vous protège. Vous devriez prendre garde, car je n'ai pu la terminer, lui dit alors Mary.

William la regarda un moment d'un air interloqué, puis haussa légèrement les épaules. Pourtant, elle savait qu'il n'était pas du genre très pieux... Il n'avait pas grand-chose à faire de prières. Mais bon, si cela pouvait la rassurer de prier ainsi pour lui, pourquoi pas? Car voyez-vous, malgré ce que les gens médisaient sur lui et sur son couple qui semblait voué à une vie de désespoir, il ne méprisait pas son épouse. Loin de là, même. Il avait toujours apprécié les Woodvilles... Mais c'était tout le contexte du mariage qui lui répugnait encore à ce jour. Il aurait tant aimé pour choisir la personne avec qui il se marierait... Après tout, il n'était destiné qu'à être un petit comte, il aurait bien pu avoir ce destin s'il avait été un tant soit peu chanceux.

En plus de voir ce regret ressurgir dans ses pensées à chaque fois qu'il pensait à son mariage, son épouse était trop jeune... Trop jeune pour être mariée, à ses yeux, trop jeune pour être dans ce monde d'adultes qu'est la Cour (toujours à ses yeux) et surtout... Surtout trop jeune pour vivre une vie de couple. Il ne pouvait donc pas se résoudre à remplir ses devoirs d'époux. Ne serait-ce qu'un simple baiser. William l'avait d'ailleurs tenté, ce baiser, et il avait trouvé les lèvres de Mary douces et apaisantes, mais... Trop jeune. Bref, vous avez compris.

C'est alors que Mary se mit à faire le tour de lui et souffla : Devrais-je prier encore plus fort pour que notre Seigneur vous pardonne de vos pêchés ou regrettez-vous déjà de vous êtres tromper de chambre ?

Dieu sait que cette fille le surprenait constamment. Elle était capable parfois de les placer dans la situation inverse, c'est-à-dire qu'elle était l'adulte et lui l'enfant pris en faute. William la regarda un moment, puis un petit sourire se dessina sur son visage : Je ne regrette jamais rien, chère épouse...

Peut-être que cela allait la satisfaire comme réponse. Après tout, il ne comptait pas arrêter de profiter de la compagnie de belles jeunes femmes et encore moins commencer à culpabiliser pour le faire.

- Enfin, vous sembliez presser de repartir, je ne voudrais point vous retenir. Aller donc la rejoindre..., Mary avait alors la moue d'une enfant boudeuse. William effleura alors le menton de la demoiselle pour qu'elle relève le regard vers lui.

-'' Si vous voulez que je reste, Mary, je peux rester. Et j'allais rejoindre mon propre lit, en fait... Seulement, voilà vous allez rire de moi, mais j'avais oublié de m'emmener une chandelle, donc je me suis retrouvé à chercher mon chemin dans les couloirs totalement obscurs. Je croyais tout de même que j'avais un meilleur sens de l'orientation que cela.''
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Sam 24 Aoû - 2:12

Ses azurs aux couleurs des émeraudes, la douce Mary cherchait à mettre à jour les secrets de son bel époux. Pourrait-elle y voir un jour un signe de culpabilité, de repentir ou de pitié ? Non cela était chose impossible, car elle ne le connaissait que trop bien ce cher William qui aimait profiter des bonnes choses de la vie pendant qu'il en est encore temps. Peut-être devrait-elle en faire de même et cesser de reprocher au jeune homme de ne pas pouvoir la voir comme une femme.

Ce que la Comtesse ignorait ce n'était pas du dégoût qu'il avait envers sa femme, mais bien une gêne de la voir encore comme une enfant. Combien de fois c'était-elle reprocher de n'être pas assez bien pour lui ou de ne savoir quoi faire pour le séduire ? Cette pression qu'elle ressentait de la part des regards des autres qui n'avaient qu'à la bouche des médisances et des moqueries sur leur mariage.

Par moment, la belle ressentait en son coeur une douleur si vive de ne savoir si elle était qu'une fillette ou bien une femme ? On lui demandait de tenir le rôle d'une adulte et d'accomplir ses devoirs, mais jamais elle ne le ferait de gré de coeur.

Pourtant, en cette nuit sans lune c'est le masque d'une adulte qui prenait en grippe son compagnon. Ses yeux semblaient lui reprocher tous ses malheurs et cela n'était dû qu'è une incompréhension entre l'homme et la femme. Ce sourire qui se forma sur le beau visage du Comte avait le don de troubler sa dulcinée qui en 3 ans avait appris à connaître chaque expressions et chaque gestes de son époux .

La réponse qui fut murmurer à son oreille fut loin de faire plaisir à la demoiselle qui sentit sa fierté encore une fois bafouée. Il ne regrettait jamais rien et c'était bien le grand malheur de son épouse qui elle pourtant regrettait tout. Ne pouvant s'empêcher d'avoir cette moue qui la caractérisait si bien et qui la faisait ressembler un peu plus à une gamine .

Le geste qui survint surpris la Comtesse qui avait si peu l'habitude que William ne la touche. Ce ne fut qu'un effleurement sur son visage qui fit remonter son grand regard qui ne ferait qu'embellir avec les années. Les yeux se retrouvant dans les siens elle retint son souffle et les mots restèrent figer aux bords de ses douces lèvres.

Venait-il de lui proposer de rester ? Se souvenait-elle dans ses paroles de lui avoir demandé sans vraiment en dire les mots que son souhait était de le voir passer la nuit avec elle ? Comment cet homme pouvait-il autant la fâché que de la faire sourire ? Car en ce moment l'espace furtif d'un instant que la demoiselle laissa ses lèvres à un sourire qui disparu aussitôt.

Trop fière pour toute de suite abdiquée, elle répondit:


William comme je vous envie de ne jamais regretter rien de votre vie. Pourtant je n'ai que regrets en moi.

Je regrette de vous imposer de ma présence, je regrette de ne pas vous plaire, je regrette de ne pas être celle que vous vouliez, je regrette tous les jours lorsque j'ouvre les yeux de ne plus être dans ma chambre à Grafton avec mes soeurs.

Comment ne pouvez-vous regretter de ne pas vous être opposer à ce mariage qui nous le savons n'est que balivernes ?


Que de tristesse pour une si belle demoiselle en ses yeux. À son âge Mary ne devrait-elle pas être à rire et à rayonnait de naïveté ? Naïve elle l'avait été au début, mais 3 ans ont passés et elle a compris qu'elle pouvait oublier tous ses contes de fées.

Peut-être que le Comte finirait par refaire renaître la douce, tendre et joyeuse jeune fille qu'elle avait été avant tous ces évènements. La petite Comtesse releva ses yeux vers lui et souffla:


Voudriez-vous que pour cette nuit seulement rester à mes côtés. Je me sens si seule... Je vous promet de ne plus jamais vous demander quoi que ce soit, mais je vous en prie William rester pour éloigner les cauchemars de mes nuits...

Mary avait mise de côté da colère et maintenant le regard qu'elle avait sur lui ressemblait à celui d'une petite fille qui ne demandait que réconfort et tendresse.

Ses azurs pouvaient par moment laisser voir une femme et l'instant d'ensuite être celui d'une enfant que l'on a poussé trop vite dans ce monde qui l'effraie. Elle n'avait osé poser aucun geste vers lui restant debout devant lui.

La belle le laisserait la guider jusqu'à son lit en ayant un faible espoir qu'il la garderait dans ses bras et l'écouterait. Elle avait besoin de comprendre pourquoi la Cour se moquait d'elle et de son incapacité à garder son époux dans sa couche.

Oh beau William finira-tu par voir toute la peur, la détresse et l'incompréhension de cette petite créature fragile que tu tiendra dans tes bras ?
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Sam 24 Aoû - 2:43


Pick you up, let you down, when I wanna go to a place I can hide
;you know me, I had plans, but they just disappeared to the back of my mind


Le regard que lui jeta Mary lorsque William l'avait forcé à le regarder dans les yeux le troubla plus qu'il ne l'aurait crû. Ces grands yeux le regardaient comme s'il était la bouée qui pourrait les sauver du naufrage...  Avait-elle donc si mal? Peut-être était-elle aussi mal en point que lui. Mais elle n'était qu'une enfant... Les enfants ne peuvent pas souffrir de maux d'adultes, non? Si William avait pu mettre un dôme de verre autour de Mary pour la protéger du monde cruel de la Cour, il l'aurait fait. Après tout, il était son époux, non? Il se devait de la protéger... Seulement, il ne savait comment si prendre, il ne savait s'il voulait s'investir. Il avait peur de se sentir emprisonné si leur mariage devenait réel... Il avait peur de trop compter pour une jeune fille qui, il le comprenait maintenant, avait tellement besoin de lui.

Un bref sourire apparût sur les lèvres de Mary et William se sentit fier d'être celui qui l'avait fait apparaître... Étrange sentiment pour lui. Puis, il disparut aussi vite qu'il était apparu et, à sa place, un discours sur les regrets sorti de l'adorable bouche de la Woodville. Pauvre enfant, quel monde impossible dans lesquels ils vivaient.

«– Je ne regrette pas de ne pas m'être opposé à mon libre choix de mariage, car je l'ai fait. J'ai argumenté avec mon père même si je n'étais qu'un petit garçon. J'en ai subi les conséquences d'ailleurs, car un garçon ne doit pas répliquer à son père, mais je suis tout de même fier de l'avoir fait. Et pour ce qui est de vos regrets, j'espère bien pouvoir en apaiser plus qu'un...

Vous ne m'imposez pas votre présence très chère, c'est ce monde insensé qui nous a imposé l'un à l'autre et... Pour être franc, votre présence est très agréable et même rafraîchissante si ce n'est... de tout le contexte, mais bon. Pour ce qui est de vos sœurs et bien vous pouvez toujours les voir ici, non? Sinon, si vous voulez, nous irons à Grafton lorsque nous en aurons l'occasion.

Et pour ce qui est de votre regret de ne pas me plaire, j'aimerais vous apprendre quelque chose qui, j'espère, vous servira devant les multiples vipères de la Cour. Ne regrettez jamais de ne pas être à la hauteur de quelqu'un, car c'est toujours cette personne qui n'est pas à votre hauteur. Si cette personne ne vous apprécie pas, c'est son problème et c'est elle qui devrait regretter de ne pas vous plaire. Pour ce qui est de mon cas, sachez que vous me plaisez, Mary, mais si je ne le montre pas... Mais, nous avons tout de même une grande différence d'âge vous comprenez? C'est difficile pour moi, car j'ignore comment agir face à cela et je regrettes si je vous ai blessé par mon comportement, mais c'est ce que je suis...»

Après ce long monologue, William fit un sourire timide à Mary, sourire qui était rarissime chez lui. Il lui effleura la main avant de la laisser retomber le long de son corps, comme s'il ne savait pas trop quoi faire.

« Voudriez-vous que pour cette nuit seulement rester à mes côtés. Je me sens si seule... Je vous promet de ne plus jamais vous demander quoi que ce soit, mais je vous en prie William rester pour éloigner les cauchemars de mes nuits...», dit alors Mary, en levant vers lui ses grands yeux de jeune fille effrayée.

William se passa une main dans les cheveux, le regard plongé dans celui de Mary, comme s'il y cherchait sa propre réponse.

« Vous pouvez me demander ce que vous voulez, Mary, fit-il, d'un ton las. Et je peux bien rester avec vous cette nuit, si c'est ce que vous voulez.»

Le jeune comte fit l'esquisse d'un geste, puis se resaisit et ce regard perdu réapparut sur son visage. Enfin, comme s'il avait pris une décision intérieure, il plaça ses deux mains sur les épaules de Mary et murmura un « je peux? », comme pour lui demander s'il pouvait la serrer contre lui.
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Sam 24 Aoû - 15:19

Mary ne c'était jamais sentie aussi seule, aussi stupide et aussi faible de devoir supplier son époux de rester à ses côtés. Mais sa soeur lui aurait sans doute dit très prochainement qu'il fallait tout faire pour faire taire les rumeurs sur leur couple en insistant au moins à ce qu'il passe quelques nuits dans sa couche.

Mais en cet instant ce n'était point la pression de devoir faire taire les moqueries qui l'animait, mais bien le simple désir d'être rassurée. De dormir dans les bras de quelqu'un qui lui murmure qu'elle n'a plus à faire semblant, qu'elle peut compter sur lui et de fermer les yeux tout en sachant qu'aucun malheur ne viendrait troubler son sommeil.

Son regard plongé dans le sien, la belle écouta William. Ainsi donc il c'était opposé à son père ? Quel courage ou plutôt folie il avait eu de le faire, car la douce Mary n'aurait jamais opposé sa voix à celle de sa soeur ou de son père. Pourtant rien n'avait changé dans leur situation. On les avait forcé à se promettre fidélité, amour et protection et pourtant rien dans ces voeux n'avaient été tenu jusqu'à maintenant. Allait-elle reproché au Comte de n'avoir eu la force de lui mentir ou de faire semblant ? Non ce serait bien stupide.

Le coeur de la demoiselle s'allégea sous les paroles qui sonnaient si sincères et qu'elle osait espérer vraies . Les compliments qui suivirent firent rougir la douce et même qu'un semblant de sourire semblant revenir sur ses lèvres.

Il était vrai qu'elle pouvait voir ses soeurs ici, mais elles devaient agirent dignement , ne pas courir, ne pas rire trop fort, ne pas se bousculer, ne pas se chamailler et surtout ne pas déranger leur soeur la Reine. Non la belle époque de son enfance était bien finie, mais cela elle lui dirait que plus tard. Aurait-il vraiment l'occasion de retourner à Grafton ? Cet endroit où elle avait passé ses plus beaux jours et où elle pouvait oublier les sarcasmes et les médisances des courtisans. Son époux ne pourrait rendre sa femme plus heureuse s'il l'amenait loin de cette Cour.

De la surprise au soulagement elle fini par comprendre ce qui retenait le Comte d'aller plus loin avec elle. En même temps souhaitait-elle vraiment que tout change ? Une idée commença à germer au fond de son esprit et elle en ferait part à son compagnon.

Étant restée silencieuse tout le long du discours, ses azurs n'avaient point bougés et le frôlement de sa main contre la sienne fit frémir le bref moment la peau de la belle. Si peu de geste tendres, mais si uniques toutes les fois. Finiraient-ils par être capable de se toucher ou de simplement se tenir la main ?

Sa requête sembla être une lourde demande pour William et elle évita de montrer que cela la blessa. Ne pas être trop exigeante et faire ce que son époux demande voilà le rôle d'une femme. Mais la réponse qui se fait entendre rassura la gentille jeune fille.

Un malaise semblait planer autour d'eux malgré que cela faisait bien 3 ans qu'ils étaient mariés. Un mouvement se fit sentir, mais ce geste fut vite stoppé qui troubla la Comtesse qui ne savait que dire ou faire, mais lorsqu'il lui demanda la permission elle prit son courage à deux mains et au lieu de répondre s'approcha timidement par finir par se retrouver dans ses bras.

Les joues rougissantes, sa chevelure cachant heureusement son regard, son époux pouvait sentir contre lui ce petit corps frêle et chaud , sentir que ce corps commençait à devenir une femme et non plus celui d'une enfant .

Mary nicha son visage dans le cou de son époux et ne bougeant pas de peur qu'il ne parte en courant murmura:


William dites-moi que vous reviendrez toujours vers moi ? Que même si notre mariage... n'est pas consommé vous ne changerez pas d'épouse...

Était-ce trop demander ou la demoiselle ne demandait-elle tout simplement pas une réponse pour se faire rassurer ? Toujours dans ses bras la jeune Woodville s'y sentait bien et espérait qu'il en était de même pour William. Finissant par dire:

Vous savez le nombre de fois par jour que j'entends moqueries sur notre mariage je sais que je devrais les laisser dire, mais je n'y arrive plus. Ne croyez-vous pas que nous devrions les faire taire une fois pour toute ?

Mary releva son regard qui n'était plus celui d'une enfant, mais bien celui d'une femme. Combien pouvait-elle être déstabilisante par ces moments où elle semblait fragile pour ensuite devenir froide.

Si William ne finissait pas par la voir autrement qu'une gamine elle n'aurait d'autre choix que de changer son jeu pour qu'il la voit comme tous les hommes doivent la voir...
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Dim 25 Aoû - 3:38


Pick you up, let you down, when I wanna go to a place I can hide
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Alors que William demandait subtilement la permission de serrer Mary dans ses bras, celle-ci s'y rendit sans même lui répondre. Le jeune homme resta un instant surprit par ce geste d'affection spontané, mais il se resaisit tout de même admirablement et entoura le corps fragile de la jeune York de ses bras. Même si cela faisait quelques années qu'ils étaient mariés, ces moments d'affection avaient été des plus rares. Probablement à cause de sa faute, se dit-il, même assurément... Mais il se rendait compte maintenant à quel point son désir de ne pas brusquer Mary avait pu la blesser. Loin d'être un homme méchant, William se sentait même coupable pour le mal qu'il avait pu lui faire.

William dites-moi que vous reviendrez toujours vers moi ? Que même si notre mariage... n'est pas consommé vous ne changerez pas d'épouse..., murmura alors Mary.

William ne pouvait voir le visage de son épouse, mais il se doutait que ces paroles devaient lui coûter en courage à prononcer. Le jeune comte resserra alors un peu plus son étreinte et appuya son menton sur le dessus de la tête de son épouse.

Je vous changerai jamais, Mary, comptez sur moi. Jusqu'à ce que la mort nous sépare sont bien les mots que j'ai prononcé et que je compte honorer, répondit le jeune homme. Il savait bien que ces mots n'étaient peut-être pas les plus romantiques qu'il ait pu dire, mais il n'était pas très bon dans cette situation de couple marié. Il était meilleur dans les relations et les mots futiles.

Vous savez le nombre de fois par jour que j'entends moqueries sur notre mariage je sais que je devrais les laisser dire, mais je n'y arrive plus. Ne croyez-vous pas que nous devrions les faire taire une fois pour toute ?, demanda alors Mary, en relevant vers lui un regard des plus déstabilisant.

William rapprocha un peu plus son visage de Mary et un petit sourire apparut sur son visage :  « Que vous ais-je déjà dis sur les opinions des autres? Seule la votre compte, les autres peuvent bien raconter ce qu'ils veulent, c'est leur problème! »

Le jeune homme effleura doucement le contour du visage de la jeune femme en suivant son geste du regard, comme absorbé par celui-ci.  Il savait que les effets du vin s'étaient dissipés, étant donné que cela faisait déjà un bon moment qu'il en avait bu, il ne pouvait donc pas attribuer son prochain geste à celui-ci. Peut-être était-ce alors les effets de la fatigue qui embrumait son esprit, mais pour l'instant, ce qu'il souhaitait, c'était de cueillir cette jolie petite bouche rose pour découvrir son goût.

William ramena son regard dans celui de Mary, puis, le plus doucement du monde, il passa une main sous la nuque de son épouse et l'embrassa. Instinctivement, ses bras pressèrent un peu plus la jeune femme contre lui. Les pensées du comte s'envolèrent dans un lieu bien lointain.
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Dim 25 Aoû - 21:03

Mary avait si peur que William ne la repousse d'avoir osé d'être si spontanée et si naïve de se jeter ainsi dans ses bras. Le coeur qui a un serrement se détend au moment où la belle sent les bras la presser contre lui.

Alors, il n'était pas fâché de la maladresse si cela en était une de la part de la petite Comtesse. Une étape venait de se franchir et jamais encore elle n'aurait cru que cela aurait été possible , car jusqu'à présent une barrière les avait tenu à l'écart l'un de l'autre.

Quelle sensation de réconfort pris la demoiselle au moment où après avoir pris tout son courage pour poser la question qui restait en suspend entre eux depuis tant de temps, et le voilà le bel homme qui resserrait son emprise autour d'elle et qui semblait même commencer à aimer cela.

La Woodville se demandait si elle ne devait pas prendre ses jambes à son cou et se méfier de ce retournement de situation, mais elle ne fit aucun geste à part fermer les yeux pour mieux sentir la douce chaleur et présence de son époux.

Il n'avait pas tord de dire que tous les deux avaient juré devant Dieu et devant les hommes, mais les hommes étaient-ils fait pour tenir leur promesse ?

La demoiselle en doutait fortement, mais ses craintes avaient commencé à se dissiper et ne reviendraient sans doute que plus tard.

En relevant son doux visage vers William, Mary le vit qui sembla se troubler l'ombre d'un moment et approcha son visage vers elle. Mais que ce passait-il ? Pourquoi tout à coup son coeur s'emballait et que son souffle se faisait de plus en plus difficile ? Était-elle malade ? Allait-elle s'évanouir ?

La jeune fille n'en savait rien et ce troubler de ce comportement nouveau que le Comte avait envers son épouse. Seigneur qu'il était beau quand elle le regardait et cela lui avait franchi l'esprit et ses joues avaient rosies à cette idée. Elle remerciait le Ciel que les hommes ne puissent avoir le pouvoir de découvrir les pensées de l'autre, car elle en mourrait de honte s'il venait à l'apprendre.

Ce sourire qui se trouva sur les lèvres de son compagnon fit faiblir faiblement ses jambes et elle restait accroché à lui pour ne point tomber. Ce qu'il répondit ne put empêcher de faire sourire la petite Mary qui se trouvait bien bête de ne pas arriver à suivre les conseils qu'on lui donnait.

Seule son opinion comptait ? Mais à quel était donc son opinion à propos de cette histoire ? Autant elle pouvait être terrifiée à l'idée de devenir véritablement sa femme autant une partie d'elle-même le souhaitait ardemment. Toujours , la demoiselle n'avait été que contradiction et cela l'énervait tant et se jurer qu'un jour cela ne se produirait plus.

Ce geste qui suivit la déclaration ne put que troubler un peu plus la jolie femme qui se trouvait dans ses bras. Si tendre tout à coup, alors que d'habitude il gardait une certaine froideur. Tremblant légèrement elle ferma les yeux pour laisser la main si douce ce glisser sur son visage. Ses jolies lèvres roses légèrement entrouvertes suspendues à ce silence qui régnait à présent en maître dans cette pièce qui était chaude et intime.

Aucune paroles n'arrivaient à franchir cette bouche et de toute façon qu'aurait-elle pu dire après que tout était dit. Ouvrant ses émeraudes elle trouva toute de suite le regard nouveau de William sur elle. Il ne la regardait plus comme la petite fille qu'elle était depuis trois ans, mais bien comme un envie soudaine de la voir comme son épouse.

Si la main ne c'était glissé sur sa nuque et l'autre ne ce serait pas pressée un peu plus dans son dos, la douce aurait pris ses jambes à son cou tant elle était effrayée.

Son coeur chavira, son corps s'enflamma au moment où les lèvres du Comte rencontrèrent les siennes et cette fois ce ne fut guère le baiser chaste et froid, mais bien un baiser doux, tendre et chaud . Oublier tous ses malheurs et les autres la voilà qui s'offrait à son époux. Répondant timidement, mais ne s'échappant pas à ce baiser.

Raide son corps avait été sous la surprise, puis maintenant détendue il c'était même pressé au sien. Ses mains qui n'avaient oser encore jusqu'à maintenant trop le toucher se glissèrent sur la chemise de William.

Petite chose frêle et innocente qui se noyait dans ce baiser qu'elle ne voulait point oublier et que surtout il ne cesse. La belle ouvrit doucement ses yeux et une nouvelle lueur celle d'une épouse envers son mari elle souffla comme un cri du coeur:
William...

Combien Mary craignait de le perdre et de le voir la laisser seule à nouveau pour ensuite revenir le lendemain n'osant lui parler de ce qui venait de se passer. Il devait rester sinon cette fois elle lui en voudrais tant qu'elle ne saurait lui pardonner d'avoir offert l'espoir et ensuite lui enlever.

Portant toujours la simple robe de nuit il pouvait sentir au travers du tissu les battements puissants de son coeur pour lui et la chaleur de sa peau qui se dégageait.

Oh William oubliera-tu en cette nuit l'âge de ta dulcinée ou tu te réveillera et partira encore loin de ta belle ?
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Lun 26 Aoû - 22:53


Pick you up, let you down, when I wanna go to a place I can hide
;you know me, I had plans, but they just disappeared to the back of my mind


Le moment était vraiment magique. Si on oublie le cliché de dire ce genre de choses... Mais ça, l'était, vraiment. William s'était souvent retenu de faire ce geste pour un milliard de raisons qu'il s'inventait et dont quelques-unes avaient déjà été mentionnés plus haut. Mais en ce moment, il ne se posait plus aucune question. Tout ce qu'il savait, c'est que les lèvres de Mary étaient incroyablement douces et sucrées et que son corps fragile pressé contre le sien lui donnait définitivement l'envie de consommer son mariage (sans vouloir paraître trop cru... Mais bon, on est dans les pensées d'un homme après tout!).

Mary éloigna alors doucement son visage du sien, comme pour mieux le regarder. William réalisa à ce moment à quel point son épouse était belle. Certes, il l'avait toujours su. Il avait toujours dit que les filles Woodvilles étaient toutes aussi jolies les unes que les autres... Mais maintenant il le réalisait pour de vrai. Comment avait-il fait pour heurter une si fragile petite chose? Cette question revenait souvent dans ses pensées... Un peu trop souvent à son goût d'ailleurs.

Mary souffla alors son nom et William se surprit à se dire que c'était bien la première fois qu'elle le disait de cette façon. Le jeune homme effleura la joue de la jeune femme, l'air concentré sur son geste. Comme elle avait la peau douce... Et cette rougeur qui apparaissait parfois lorsqu'il disait ou faisait certaines choses...

Comme prit d'une fièvre, William embrassa de plus belle Mary, cette fois un peu moins doucement et plus passionnément. Non, mais qu'avait-elle pensé d'avoir mis cette si mince chemise de nuit en plus? Sans vraiment penser à ce qu'il faisait, William souleva Mary dans ses bras sans cesser de l'embrassa et la déposa sur le lit. Il prit son visage à deux mains et la regarda comme s'il la voyait pour la première fois. Le regard du jeune homme était brillant et fiévreux et lorsqu'il parla, sa voix était légèrement rauque :

« Je ne ferai rien qui ne vous tente pas, Mary... Donnez-moi seulement un signe que c'est bien ce que vous voulez... Je crois que je vous ai bien assez blessée et je ne comptes pas recommencer... », souffla t'il.

Il ignorait totalement ce qui se passait avec lui, mais un déclic avait semblé se faire. Ce qui le retenait auparavant avait totalement disparu de ses pensées et, en  ce moment, il avait même de la difficulté à s'en rappeler. En fait, en ce moment, il ne pensait pas à grand chose. Tout son esprit était concentré sur Mary. Peut-être que plus tard, les questions viendront et la peur de s'engager apparaîtra, mais pourquoi commencer tout de suite à se morfondre? Après tout, William était un homme impulsif. Et si vous l'aviez pas encore remarqué, c'est que vous êtes probablement aveugle.
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Mar 27 Aoû - 1:50

Un moment si rare et unique se déroulait en cette nuit où seul le crépitement des dernières flammes et les souffles emmêlés des deux jeunes gens perturbaient le silence.

Mary avait si peur de le voir s'enfuir tout en s'excusant et que jamais plus il ne pose ce tendre geste envers elle. Ne sachant déchiffrait les émotions adultes, la belle ne pouvait comprendre qu'en cet instant son époux la désirait corps et âme. Qu'il n'avait pas fait cela pour la rassurer, mais bien parce que l'envie lui était venu en la serrant dans ses bras.

Ses joues prenant cette douce teinte rosée sous la caresse légère de la main n'osant plus le regarder tant la timidité de la demoiselle prenait de la place en elle, mais la curiosité sembla l'emporter et ses azurs revinrent aux siennes.

Une peur muette s'incrusta au plus profond de Mary au moment où il ne bougea plus se disant qu'il venait de se rendre compte que c'était elle qu'il tenait dans ses bras et non l'une de ses conquêtes.

Comment aurait-il chambouler plus sa petite épouse qu'en venant l'embrasser à nouveau, mais cette fois avec une sourde envie et ce désir de posséder ce qu'il lui revenait de droit ?

La demoiselle ne put que se presser un peu plus au corps de son époux qui dégageait cette chaleur si réconfortante. Se laissant emporter par cette nouvelle sensation qui déferlait dans son être et qui la basculait, ses mains s'accrochaient à ses épaules pour ne point tomber tant elle sentit son esprit embrumé.

Échappant un petit hoquet de surprise lorsque William la prit dans ses bras ne cessant de venir goûter les lèvres de la belle et ne se rendant compte seulement que lorsqu'elle sentit sous elle la douceur des draps , qu'il venait de la déposer sur sa couche.

Le coeur palpitant et le regard cherchant le sien elle était quelque peu effrayée jusqu'à ce que son tendre compagnon vint prendre son visage entre ses mains pour l'obliger à le regarder. Ce contact si rassurant, la douce glissa ses mains sur ses poignets laissant les mots venir traverser son âme. C'était-il rendu compte qu'il avait éveillé en la petite Mary ce que doive ressentir toutes les femmes lors de leur nuit de noce ?

Ce regard si troublant et perçant qui défit toutes les barrières qu'ils c'étaient mis entre eux était pour elle la plus belle chose qu'elle n'ai vu. Le moment entre ce qu'il la dépose et qu'il parle sembla durer une éternité presque étouffante. Les paroles qui suivirent firent comprendre à la jeune fille que son époux lui demandait la permission pour faire d'elle une femme, non pour faire d'elle sa femme légitime.

Le Comte ne voulait plus la blesser et cela toucha tant la belle qu'elle vint l'embrasser sans qu'il ne le demande et c'était bien la première fois qu'elle faisait le premier geste. Allait-il regrettait en ce réveillant le lendemain ce qu'il allait commettre ou serait-il enfin libéré de cette tension que c'était installée entre eux ?

Peu importe, Mary comprit que le risque valait la peine et que cette nuit enfin il l'aimerait comme toutes les autres. Ses prières avaient été enfin entendues et elle n'allait sans doute pas aller contre la volonté de Dieu même si la peur restait devant l'inconnu.

Allongée sur le dos , sa chemise presque translucide , sa chevelure de feu étalée comme une auréole sur les draps et les lueurs des bougies et du foyer jouant sur la jeune femme était une vision des plus féérique.

Timide, sa main vint prendre la sienne et la guida jusqu'à sa poitrine où à travers le tissu il pouvait sentir la courbe et la pointe de ce qui faisait d'elle une femme et cessant de l'embrasser rougissant souffla:


Vous êtes mon époux et je souhaite vous appartenir... William. Sentez comme mon coeur bat pour vous...

Ses émeraudes plongeant dans ses yeux montraient combien elle était déterminée à se faire aimer de cet homme quel qu'en soit le prix. Sa main toujours sur la sienne qui pouvait sentir les battements forts et irréguliers de sa dulcinée.

Tandis que l'autre main était venu se glisser sur sa nuque en une caresse légère et qui semblait curieuse de toucher cette peau qu'elle découvrait pour la première fois.

Oublier les craintes et se laisser aux jeux de l'amour et ne pas regretter d'avoir tant prié pour que ce jour vienne...
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Jeu 29 Aoû - 23:52


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William s'attendait à tout sauf au geste que Mary venait de faire. La main du jeune homme tenait maintenant pleinement la poitrine de la jeune femme et il se dit à ce moment que son visage devait soit montré plein de désir, ce qu'il espérait, ou une intense stupéfaction, ce qui devait plus être la réalité. Heureusement Mary prit la parole, ce qui brisa en même temps l'allure de statue de William.

-  « Vous êtes mon époux et je souhaite vous appartenir... William. Sentez comme mon coeur bat pour vous... », fit Mary.

William, comme depuis le début de la soirée, ne pensa plus à grand chose et se pencha sur Mary pour lui voler un baiser passionné. Sa main se fit plus assurée et il commença même à retirer les vêtements de la jeune femme.

« Je vais prendre cela pour un oui... », murmura t'il à l'oreille de Mary avant d'embrasser chaque parcelle de son corps. Il tenait à mettre suffisamment à l'aise Mary et à prendre assez son temps pour que cette nuit soit mémorable pour la jeune Woodville et non pas une nuit de torture.

Et les deux tourtereaux commencèrent alors leur véritable nuit de noces, nuit qu'ils auraient dû avoir bien avant.


Le soleil se levait lorsque William ouvrit les yeux. Il n'avait pas très bien dormi, n'était pas habitué de dormir avec quelqu'un dans un lit... Il partait toujours avant habituellement. Mais il savait que cela aurait profondément blessé Mary s'il avait prit la poudre d'escampette durant la nuit. Et puis elle le lui avait demandé. Il avait donc décidé de rester... Mais il aurait définitivement besoin d'un peu plus de sommeil durant la prochaine nuit qui allait suivre, quoique...

Le jeune homme tourna la tête vers son épouse qui dormait à ses côtés. Ses cheveux illuminés par le soleil faisait comme une auréole autour de sa tête. Il aurait tant aimé y glisser ses doigts pour les démêler tranquillement, mèches par mèches...

Mary avait l'air si... détendue en ce moment. Elle avait un visage enfantin et aucun trouble ne semblait venir embrouiller ses rêves. Il ne l'avait jamais vu ainsi. Une ombre semblait toujours voiler son minois lorsqu'elle le voyait arriver, à croire qu'il était la cause de ses soucis... Enfin, il savait qu'il était la cause de ses soucis. Il essayerait d'y travailler, se promit-il, il ne voulait pas être un époux abominable. Il essayerait d'apprendre son rôle, pour mieux le jouer.
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Mar 3 Sep - 18:27

Mary n'était plus que frémissement et désir pour l'homme qui était son époux par des paroles, mais qui le deviendrait vraiment après cette nuit.

Voyant le doux regard de William sur elle, la belle ne pouvait que lui faire confiance et cesser de croire qu'il allait fuir loin d'elle. Sentant la paume qu'elle avait osé venir guider jusqu'à son sein, elle se cambra légèrement s'offrant à lui.

Fondre sous les baisers qu'il lui offrait, la comtesse le coeur palpitant, l'esprit tourmenté et le souffle affolé, plus aucune peur ne l'habitait et elle se laisserait posséder par son époux comme toute épouse ce le doit.

Le rose vint colorer ses joues au moment où elle sentit que les mains du bel homme venait retirer la robe qui la dévoilerait à ses yeux. Combien de mari ne prenait pas la peine d'être aussi doux et de simplement retirer les tissus pour pouvoir admirer leur femme ?

Son regard se perdant à celui du Comte, Mary se laissant bercer par le doux son de sa voix et il pu entendre pour la toute première fois les premiers émois de la jeune fille.

La nuit qui suivit ne fut que tendresse, douceur et délice . Première nuit dans les bras l'un de l'autre qui fit de la jeune Woodville son épouse et une femme. Comment aurait-elle pu croire qu'un homme pouvait lui faire ressentir tant de chose ? Ils auraient dû s'appartenir l'un l'autre avant cette nuit, mais la sublime rousse ne regrettait aucunement d'avoir été patiente.

C'est ainsi qu'après un long moment à se découvrir qu'ils s'endormirent le coeur plus léger dans les bras l'un de l'autre. C'est au matin que les première lueurs vinrent illuminées une scène que peu de gens et encore moins Mary aurait cru possible.

La belle étendue sur le dos recouverte des draps, sa chevelure étendue autour d'elle et un visage serein près de l'homme à qui elle avait juré fidélité.

Sentant un mouvement dans son sommeil, la jeune femme bougea légèrement ce qui laissa glisser le drap le long de sa peau découvrant la naissance d'un sein, car ils c'étaient endormis sans remettre leur atours.

Une mèche rebelle glissa sur son visage recouvrant l'un de ses yeux. Cette vision pouvait être des plus scandaleuse pour certain, mais pour son époux ce ne serait sans doute qu'une vision des plus féerique.

Son sommeil n'était point lourd et il ne faudrait que peu pour la réveiller, mais lorsqu'elle sortirait du pays des songes redeviendrait-elle la froide Mary ou ne serait-elle plus que tendresse et amour pour William ?
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Mar 3 Sep - 18:57


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Comment avait-il pu faire autant de mal à une si jolie créature? William allait se le demander encore pour un bon moment, assurément, avant qu'il ne soit attiré à nouveau dans les bras d'une autre belle jeune femme. Mais bon, pour l'instant il se sentait comme un jeune damoiseau ayant vécu sa première nuit d'amour. Et oui, William avait l'esprit romantique en cette journée qu'il aurait espéré un peu plus ensoleillée.

Alors que le comte divaguait dans ses propres pensées, son épouse bougea un peu, laissant le drap glisser sur sa peau et révélant ainsi la naissance d'un sein. Le regard de William resta un instant attiré par cette peau de porcelaine qui semblait, et qu'il savait qu'elle l'était, si douce au touché. Puis, son regard remonta pour rencontrer les paupières toujours fermées de Mary et légèrement cachées par une mèche de cheveux. Sans pouvoir résister plus longtemps, William tendit une main douce et légère pour repousser la mèche sur le côté du visage d'ange. Le doigt du comte s'attarda un peu sur la joue de Mary pour finalement cesser de l'embêter dans son sommeil.

William laissa sa tête retomber sur l'oreiller et il tourna son regard vers la fenêtre, qui laissait apparaître un peu du ciel nuageux à l'extérieur. Il devrait probablement quitter le lit à cette heure et quitter par le fait même la petite conversation du matin qui allait inévitablement surgir. C'est d'ailleurs ce qu'il faisait toujours. William était certes un homme assez bavard dans son genre, mais il n'aimait pas les conversations maladroites qui suivaient une nuit de débauche.

Cependant, bien que cette conversation n'allait peut-être pas être des plus agréables, il ne voulait pas quitter le lit. Premièrement, parce qu'il sentait qu'il avait déjà été assez absent de la vie de Mary comme cela et qu'il devait en quelque sorte se racheter. Deuxièmement, parce qu'il venait tout de même de faire vivre à la jeune fille ses premiers moments intimes et que ce n'était tout de même pas rien dans la vie d'une femme. Et finalement... Et bien peut-être parce qu'une petite parcelle de lui espérait que cette conversation allait être des plus divertissantes et qu'il  n'allait pas regretter d'avoir prit la décision de ne pas s'enfuir de la chambre.

Après tout, il pourrait toujours fuir ce nouveau niveau de relation plus tard. Il l'avait bien fait durant ces trois premières années de mariage, il pourrait bien recommencer. William tourna la tête vers Mary et admira un instant ses traits d'ange auréolés par des cheveux de feu.... Non, il ne pourrait certainement pas. Le comte détourna à nouveau son regard pour le perdre dans l'extérieur où la température commençait réellement à ressembler à sa propre humeur. Il allait assurément avoir besoin de se changer les idées... Peut-être pourrait-il aller voir Elizabeth, la sœur du roi et sa grande amie... Ou aller rejoindre les bras d'une autre. William pouvait imaginer d'avance la mine réprobatrice d'Elizabeth s'il lui avouait cette dernière option. Ça serait alors une visite en compagnie de son amie dans les jardins. Cela lui éclaircirait les idées, comme à tout coups.
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Mar 3 Sep - 19:21

Mary qui toujours au pays des songes était loin de savoir que son époux avait en tête de s'enfuir comme un voleur et la laisser se réveiller en se demandant si tout ce qui c'était passé n'était qu'un songe.

Un sourire léger sembla apparaître à la commissure des lèvres roses de la belle lorsqu'une main douce de William vint retirer la mèche qui masquait son visage. Ses paupières sautillèrent un moment, puis ses azurs s'ouvrirent sortant de ce sommeil si agréable.

La jeune femme ne vit pas toute de suite que le Comte était toujours à ses côtés et elle tenta de se rappeler pourquoi elle se retrouvait ainsi nue dans son lit. Le rouge monta au visage de cette dernière se rappelant la nuit qui venait de se dérouler et eu le réflexe de remonter le drap pour se cacher.

Tournant la tête légèrement qu'elle ne fut pas son agréable surprise de voir qu'il ne l'avait point quitté et que ce n'était pas un rêve. Dormait-il ou était-il déjà debout depuis un moment ? Retrouvant de sa timidité à la clarté du soleil, la comtesse ne savait si elle devait parler ou rester silencieuse.

N'osant encore moins avoir un geste, la Woodville ne savait que faire et été déchirée . Elle se demandait si elle ne devrait pas tenter de quitter le lit sans bruit et le laisser dormir ou lui faire face et parler de ce qui c'était produit. Avait-elle honte de son comportement de la nuit dernière ? En fait, Mary rougissait à l'idée qu'elle ce soit laissée emporter autant et qu'il l'ai vu ainsi.

Finalement, elle prit son courage à deux mains et se relevant en position assise dans le lit gardant le drap qui cachait son sublime corps et le regardant elle comprit qu'il était bien réveillé. Un premier timide son sortit:
Hum... bonjour...

Mary se trouvait bien idiote et simplette d'être aussi timide avec son époux. Ses épaules nues à découvert et sa chevelure rousse tombant en cascade dans son dos, la lumière du matin ne faisait que la rendre des plus jolie et des plus désirable.

Ses azurs ne lâchaient point celle de William et elle fini par demander ne sachant par quoi commencer:
Vous avez bien dormi?

Devenant de plus en plus nerveuse , la demoiselle finie par se mettre à parler sans pouvoir s'arrêter et cela pouvait être des plus touchant et charmant:

Pour ma part, je crois qu'il n'y avait longtemps que je n'avais aussi bien dormi. J'aurai cru que vous seriez parti à l'aube, mais je vois que vous êtes toujours là. Peut-être que vous désirez partir ou m'entendre me taire ?

Vous savez je ne sais que dire dans cette situation ? C'est... bien la première fois que je me réveille en votre compagnie ou en compagnie de quelqu'un .

J'espère ne pas vous avoir dérangé dans votre sommeil ou que vous vous ne vous sentiez pas obligé de rester ? La porte en fait n'est pas loin je ne vous en voudrais pas si vous aviez bien des choses qui vous attendent.

Ne vous inquiétez pas cela restera entre nous. Vous croyez que la Reine voudra tout savoir ? Je..je...


Si personne ne faisait taire la belle demoiselle elle ne cesserait pas. Combien elle pouvait être adorable dans sa naïveté.

Rougissante toujours, elle n'osait pas dire ouvertement ce qui c'était passé et semblait fuir la conversation tout en essayant d'en avoir une , mais sur d'autres sujets.

Il serait pourtant important qu'ils en discutent et qu'ils ne se quittent pas juste comme cela...
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Mar 3 Sep - 20:07


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William était encore perdu dans ses pensées lorsqu'il sentit un mouvement à ses côtés. Il tourna le regard pour voir une Mary rougissante qui se relevait en position assise. Si elle savait combien elle était belle en ce moment, avec ses cheveux ébouriffés et son air contrit.

Mary le salua timidement et le comte lui répondit par un sourire charmeur. Si elle croyait qu'il avait oublié leurs ébats de cette nuit, elle se mettait un doigt dans l'oeil. Elle n'avait absolument rien de timide durant ces moments partagés ensemble.

« Vous avez bien dormi? », lui demanda t'elle, comme si elle ne savait pas quoi dire et en le fixant... comme s'il .tait le seul à pouvoir régler son problème. Cela le fit sourire un peu plus et son regard prit un air coquin.

« Pas beaucoup, en fait... Mais ça en valait la peine », dit-il, en lui faisant un clin d'oeil. C'était certainement cruel de torturer la jeune fille ainsi, mais la voir embarrassée et rougissante ainsi la rendait... encore plus attirante. Pensée qui troubla William.

Alors que William était toujours confortablement étendu dans le lit et semblait bien détendu, Mary semblait sur le point d'exploser de stress. C'est ainsi qu'elle se mit à parler sans arrêt. Le sourire de William s'étira de plus en plus à mesure que les paroles déferlaient. C'était certainement une facette de la jeune femme qu'il ne connaissait pas, mais qu'il adorait.

William ouvrit la bouche, comme pour répondre, mais Mary ne lui laissa aucun moment pour le faire. Le comte réagit alors de façon impulsive, et c'était d'ailleurs la seule manière qu'il connaissait pour faire taire une femme. Il l'embrassa. William posa d'abord une main sur la nuque de Mary et l'attira légèrement vers lui, alors que lui-même se redressait pour rencontrer doucement les lèvres de la jeune comtesse.

« C'est à mon tour de parler, maintenant? », murmura William, avec un petit sourire plein d'humour.

Le jeune homme s'étendit de nouveau dans la position qu'il était auparavant et entreprit de répondre aux multiples interrogations de Mary, en faisant semblant de réfléchir à chaque fois qu'il allait répondre à la question suivant.

« Bon alors, j'avoue que je ne suis pas habitué de dormir avec quelqu'un, alors je n'ai pas dormi de mon plus profond sommeil, mais je m'en remettrai. Après tout, vous regarder dormir était assez plaisant. Ensuite, non je ne partirai pas. Je le fais, habituellement, mais je resterai aussi longtemps que vous me voulez ici. Enfin... Pas trop longtemps tout de même, j'ai quand même des affaires à m'occuper!

Ensuite, non, vous ne m'avez pas dérangé du tout dans votre sommeil... En fait, vous êtes plutôt tranquille lorsque vous dormez... ce qui est le contraire de ce que j'ai vu la nuit dernière »
, dit William, avec un clin d'oeil.

- « Et enfin, oui, votre sœur voudra probablement le savoir. Et vous déciderez de ce que vous voulez lui dire. Mais tout ce sait, ici, les murs ont des oreilles il paraît... Alors, il va falloir lui dire un jour ou l'autre. Cependant, tâchez de me tenir au courant de vos plans, pour que je puisse les suivre. »
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Mar 3 Sep - 20:38

Mary n'était plus qu'une pie et cela se voyait qu'elle était nerveuse qui elle d'ordinaire calme montrait tout le contraire en situation peu commune pour elle. Lorsqu'il lui répondit à la question s'il avait bien dormi le sourire et le clin d'oeil qui suivirent fit fondre la belle et qui ne put que rougir encore plus de ce compliment, car en effet cela en était un.

Elle qui était d'une timidité absolue lorsqu'il s'agissait de William , il n'avait sans doute pas pu résister à l'envie de la troubler un peu plus. Si la Comtesse avait pu disparaître en cet instant, elle n'aurait pas hésité.

Ne se rendant compte qu'il la trouvait amusante de la voir si embarassée , la jeune femme continuait à parler sans prendre le temps de lui laisser le temps de répondre.

La bouche déferlant un flot de parole sans queue ni tête, la demoiselle prise par surprise sous le baiser cessa sur le champs et se crispa laissant étouffer les derniers mots qu'elle avait en tête contre ses lèvres.

Ses mains avaient lâché prise au drap qui la cachait qui glissa à nouveau. Lorsque son époux retira ses lèvres des siennes pour la taquiner, la Woodville avait la bouche ouverte et les yeux écarquillés encore sous l'effet de la surprise. Combien ses baisers pouvaient être doux et agréable. Plus aucun son ne semblait vouloir surgir de ses lèvres attrayantes.

Refermant la bouche en le regardant s'étendre, elle semblant sortir de son mutisme lorsqu'il se remit à parler et qu'ainsi il put la voir à nouveau rougir et redevenir timide.

Ce qui sembla retenir l'attention de Mary fut lorsqu'il dit qu'il avait l'habitude de quitter la couche avant que l'autre femme ne se réveille. Cela fit désillusionner la rousse qui aurait cru que maintenant qu'elle c'était offerte à lui et lui avait donné son coeur il ne penserait plus aux autres, mais se rendant compte qu'elle n'aurait guère le choix d'accepter de le partager elle ferait semblant de rien.

Les dernières paroles moqueuses que le Comte fit entendre rappela à Mary que la nuit dernière elle avait laissé ses défenses et c'était laissée aller à aimer cet homme d'une façon qui aux yeux du Seigneur cela serait fort condamnable.

Elle n'aurait d'autre choix que de se confesser et cela la troubla. La Comtesse répondit toute embêtée:
Oh...je...et...c'est que... je..oui.. mais...hum...vous...étiez...si..si .. euh...agréable... avec moi... je..je suis navrée.. si...enfin je n'ai pas été...des plus convenable... comme épouse... cette nuit.. hum..

Mary aurait encore voulu fuir, mais il continua en lui disant que ce serait elle qui déciderait de comment les choses allaient se dire et faire.

Il était vrai que tout finirait par s'apprendre et qu'elle ne pourrait le cacher très longtemps à sa soeur. Réfléchissant un moment elle prit la parole et la belle dit:
Je crois que je ferai mieux d'en parler avec elle. Je ne voudrais point qu'elle l'apprenne par une autre bouche que la mienne.

Je serai terriblement gênée si c'était l'une de ses autres Dames de compagnie qui lui disait.


Mary c'était quelque peu calmée et était restée assise le haut de son corps découvert sans que gêne ne vienne.

La jeune femme fini par oser sans demander la permission venir se glisser tout contre le corps de son époux déposa sa tête dans le creux de son épaule, sa main se posant délicatement sur le torse musclé de William et elle murmura n'osant le regarder:
Je vous remercie William... de m'avoir offert cette nuit.

Je..je..n'aurai jamais cru qu'un jour cela se produirait. Je comprendrai si pendant quelque temps vous ne vouliez plus... me visiter.

Je crois que je vais demander à la Reine la permission pour aller quelques temps à Grafton...


À nouveau, Mary redevenait la petite chose fragile qui la veille était venu chercher refuge dans les bras du Comte.

Il faudrait encore des efforts à ce dernier pour que la jeune Woodville se sente bien dans sa vie conjugale....
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MessageSujet: Re: Les appartements de Mary Woodville ft celle-ci en personne Sam 7 Sep - 21:55


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Lorsque William se s’étendit de nouveau sur le lit, son regard ne pût que glisser du visage rougissant de Marie à sa poitrine maintenant dévoilée. Il l’avait sûrement répété maintes et maintes fois la nuit dernière alors que son esprit était embrumé par le désir, mais s’il ne se doutait pas que cela ne ferait qu’affreusement embarrassée la pauvre Marie, William lui aurait certainement dit encore une fois à quel point il trouvait que son corps était parfait. Car il l’était… Et maintenant William avait toutes les difficultés du monde à se rappeler la raison qu’il l’avait retenu de faire découvrir le délice de certains plaisirs à son épouse.

Cependant, il savait quelle était la limite pour ne pas trop embarrassée Mary et les taquineries qu’il dit par la suite ne dépassait pas ce point, mais donnèrent cette délicieuse teinte rosée aux joues de la jeune femme. Alors que Mary se battait pour essayer de répondre à William en bégayant plus qu’en ne parlant, les lèvres de celui-ci s’étiraient de plus en plus en un sourire taquin.

- «Ainsi, j’ai été agréable, dites-vous? Vous m’en voyez heureux! Et pour ce qui est de vous, vous avez été plus que convenable dans cette situation, très chère! Vous avez été absolument parfaite, croyez-moi!, fit William, avec une teinte de sincérité dans ses prunelles, malgré ce sourire toujours accroché à ses lèvres.»

Puis, le comte reprit une mine plus sérieuse lorsque Mary lui fit par de ses plans. Il acquiesça ensuite, c’était bien la meilleure façon de procéder par la suite. Il savait que Mary était très proche de sa sœur, même si elle gardait contre elle une certaine rancœur (qui, il se doutait, était dû à leur mariage forcé). Si Mary n’avait pas élaboré cette manière d’agir, il lui aurait probablement suggéré de toute façon.

La comtesse vint ensuite se réfugier tout contre lui, sans préavis et sans le lui demander avant. William l’accueillît dans ses bras et entoura un peu plus la belle de son bras pour l’attirer contre lui. Sans vraiment y penser, le jeune homme déposa un baiser sur le dessus de la tête de Mary, comme si cela était le plus normal du monde. Ce qui l’était, pour un couple normal, mais pas pour eux.

Les paroles que prononça ensuite Mary chamboula William un peu plus qu’il ne l’aurait cru. Il savait que les blessures qu’il avait infligé à la jeune fille lui avait certainement fait mal, mais il ne se doutait pas qu’elles étaient aussi profondes. William laissa Mary finir de dire ce qu’elle avait à dire et il choisit de lui prouver qu’il ne la quitterait plus de la meilleure manière qu’il pouvait. William glissa un doigt sous le menton de Mary pour qu’elle lève les yeux vers lui et qu’elle découvre le sourire joyeux qui flottait sur les lèvres de son époux.

- «À Grafton? Croyez-vous que je pourrais vous y accompagner?», demanda t’il.
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