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 Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp)

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◆ DATE D'ARRIVEE : 14/06/2014
◆ MISSIVES ENVOYEES : 26

MessageSujet: Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp) Mar 17 Juin - 14:17



❝Isabel, Anne & Cecily

❝ Scellé d'encre et de sang. ❞


Une fois de plus, Cecily se retrouve en France. Ce pays qu'elle abhorre et qui, pourtant, aurait pu faire ses affaires. Si son fils avait consenti à suivre les plans de Warwick et à signer un accord avec le royaume Valois, le mariage auquel elle s'apprête à assister se déroulerait à Westminster. Sa petite-nièce et son fils. Cecily ne pouvait imaginer meilleur écueil pour mettre Edward dans l'embarras. Après tout, n'a-t-il pas, lui aussi, épousé une autre que celle qu'on lui promettait ? Cecily ne peut qu'imaginer la douleur de Bonne de France. Mais ainsi sont faîtes les unions politiques. Le moindre grain de sable – en l'occurence un grain de sable blond au sang Woodville – peut faire chambouler les plus grands plans d'avenir. Cependant, aujourd'hui, les Neville triomphent. Cecily donnerait cher pour que ses parents voient leur fille et leur petit-fils faire ainsi la nique au roi d'Angleterre.

Cecily esquisse un sourire. Assise dans un fauteuil, caressant les chiens de sa maison, elle admire la beauté parfaite de sa petite-nièce. Isabel Neville est d'une beauté naturelle, bien loin des artifices de la reine Elizabeth. De toute façon, Cecily l'a toujours dit haut et fort, la beauté d'une brune efface la fadeur d'une blonde. Et en digne fille du comte Warwick et d'Anne de Beauchamp, Isabel a des cheveux de la couleur de l'ébène. « Ma douce enfant, je me demande encore comment mon fils a pu attendre aussi longtemps avant de vous épouser » déclare-t-elle alors en se levant pour aider les femmes de chambre à achever la tenu de noce de la belle. Cecily caresse les cheveux d'Isabel, un sourire bienveillant sur les lèvres avant de se tourner vers l'épouse de son neveu. « Ma chère Anne, que ne donnerais-je pour que mes filles soient aussi belles que la votre » dit-elle en rejoignant la comtesse de Warwick et en glissant son bras sous le sien, reportant son attention sur les mains expertes des chambrières occupées à coiffer l'épousée.

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◆ DATE D'ARRIVEE : 11/07/2013
◆ MISSIVES ENVOYEES : 641

MessageSujet: Re: Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp) Ven 20 Juin - 17:08

scellé d'encre et de sang
CECILY NEVILLE & ANNE DE BEAUCHAMP



Isabel caressa le doux tissu de sa nouvelle robe, aussi belle que dans ses rêves les plus fous. Son père n'avait pas hésité à dépenser une fortune pour le bonheur de sa fille. Un geste que la lady ne cessait de repasser en boucle dans sa tête. Elle savait que même si son père se montrer dur et distant parfois, il ne l'en aimait pas moins. Après tout, elle était son héritière et possédait toutes les qualités requises pour devenir une véritable reine. Car, c'est ce dont elle allait devenir. La reine d'Angleterre en personne. Son cœur s'accéléra à cette seule pensée. Isabel n'en revenait toujours pas. Elle qui jalousait tant la sorcière Woodville, elle allait enfin pouvoir atteindre de ce bonheur tant espéré. Elle allait épouser George et donner naissance au petit-fils du kingmaker. Son destin était tout tracé. Un avenir merveilleux en perspective. Digne des plus beaux contes de fées.

Ses doigts d'une blancheur immaculée, aussi fins et préservés de toutes marques de travail que le voulait son rang, caressèrent la soie verte qui constituait le jupon. Sa robe n'était pas blanche, mais elle n'en demeurait pas moins belle. Le vert représentait en quelque sorte sa famille, l’héritage qu'elle recevait d'une des plus puissantes maisonnées d'Angleterre. Sa fierté était telle qu'un sourire radieux vint éclairer son pâle visage. Elle allait enfin épouser l'homme qu'elle désirait et devenir une duchesse royale. George était charmant, beau garçon, fortuné et pas beaucoup plus vieux qu'elle. Isabel ne pouvait décemment pas rêver meilleur mari. Malgré son penchant pour le vin, elle ne lui trouvait aucun défaut pour le moment, bien trop aveuglé par ce qui se préparait.

Voilà bientôt plus de trois heures qu'on l’apprêtait. Il fallait qu'elle soit parfaite pour le plus grand moment de sa vie et cela prenait du temps. Sa mère et sa grand-tante la contemplaient comme si elle était le plus beau bijou du monde. Sa vanité ne fit qu'augmenter davantage. Les caméristes s’affairaient à la tâche. Brosses, pinceaux, crèmes, courtières dansaient autour d'elle, lui donnant quelque peu le tournis. La future duchesse tacha néanmoins de rester de marbre. Une reine de pierres, voilà ce qu'elle allait être. Elle n'allait sûrement pas se comporter avec frivolité comme le faisait si bien la roturière qui servait de catin au roi. Non, Isabel serait digne et fière.

À l'approche de la reine mère Cecily, elle baissa humblement la tête. Sentir sa main protectrice sur son opulente chevelure ébène la ravit. Elle rougit sous les mots de sa grand-tante et osa lancer un regard à sa mère. Celle-ci paraissait à la fois heureuse et horriblement contrariée. Elle l'était toujours d'ailleurs. Du moins depuis que le roi osait nommer la Woodville « sa femme ». Son air froid ne gênait plus Isabel comme autrefois. La demoiselle avait l'habitude à présent. Sa mère n'offrait jamais de signes d'affection à moins que cela ne s'avère réellement nécessaire.

« Sûrement avait-il autre chose à l'esprit, Votre Altesse. Après tout, c'est un duc et un membre de la famille royale, il doit avoir beaucoup à penser et je ne suis que sa cousine. »
FICHE PAR STILLNOTGINGER.

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◆ DATE D'ARRIVEE : 10/12/2013
◆ MISSIVES ENVOYEES : 80

MessageSujet: Re: Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp) Sam 21 Juin - 14:13

Scellé d'encre et de sang
Isabel & Cecily Neville



C'est sans nostalgie véritable qu'Anne regardait la petite fille qu'avait été Isabel, et le rôle de jeune mère qu'elle endossait alors. Les circonstances avaient changé depuis – conséquemment, les attitudes aussi. Il est diverses manières de protéger ses enfants du monde.
Selon la comtesse, les en préserver en était moins une que les y préparer.

Et elle y avait été préparée, sa fille : tout en elle exprimait aujourd'hui son rang et ses appartenances. C'est vrai, elle était belle. Anne adressa un sourire à la tante de son époux :

« Les vôtres ne sont rien de moins que des modèles de grâce, Votre Altesse. »

Cecily Neville n'avait certes pas à rougir de ses filles ; Elizabeth, surtout, rappelait à Anne sa propre jeunesse avec son port de tête assuré et son ambition affichée.

Toute à ces mondanités, la mère de la future mariée ne laissait cependant rien échapper des gestes accomplis afin de préparer Isabel, et le moindre froissement de tissu était soumis à son regard inquisiteur. Ce faisant, c'est l'appréhension qui sourdait quelque part en elle depuis que la confirmation du mariage lui était parvenue qu'elle tentait de dompter. D'aucuns pouvaient bien l'interpréter comme un manque de confiance envers Isabel, la vérité différait quelque peu : Anne était bien placée pour savoir les imprévus que l'existence pouvait présenter, à plus forte raison à une femme, lorsque celle-ci pénétrait une nouvelle étape de vie.

De tout cœur, elle priait pour avoir fait de ses enfants des femmes fortes.

La réponse qu'Isabel adressa à sa grand-tante lui aurait arraché un sourire si telle était sa nature : les mots comme le ton effleuraient une réconfortante perfection. Peut-être sa seconde fille, Anne, trouverait-elle enfin dans cette cérémonie de quoi tirer quelques enseignements.

« Isabel, je vous ai apporté un présent », annonça soudain Anne sans davantage de cérémonie. Elle fit signe à une camériste d'approcher et lui tendit un petit coffret dans lequel reposait, au milieu d'une étoffe purpurine, le bijou incrusté d'émeraudes qui devait parachever la longue préparation de la mariée.

« Je le portais lors de mes propres noces, et serai fière de le voir à votre cou ce jour. »

D'un nouveau geste, elle signala à la camériste de retourner s'affairer auprès d'Isabel. On ne pouvait vraiment considérer que le bijou avait attiré la bonne fortune sur son mariage mais enfin, Anne de Beauchamp faisait moins cas de telles superstitions que de la poursuite de la tradition familiale. Et après tout, ce mariage-là lui avait fourni l'essentiel ; elle exerça une légère pression sur le bras de Cecily Neville dans un geste d'amitié.
Ce mariage-là lui avait offert une famille et le haut statut qui lui correspondait ; sans doute n'était-il pas à la cour de plus beau présent de mariage.


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◆ DATE D'ARRIVEE : 05/07/2014
◆ MISSIVES ENVOYEES : 13

MessageSujet: Re: Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp) Jeu 17 Juil - 15:23

Il avait pris près d’une heure et demie avec le Duc de Clarence avant le mariage. L’histoire de discuter, de le soutenir lors des préparations mais surtout de lui rappeler l’objectif de tout ceci. Au terme de ce mariage allait s’amorcer une série d’évènement qui allait élever le Duc George Plantagenêt au titre de Roi et rien de moins. Le Kingmaker était une fois de plus à l’œuvre et ce mariage qui allait unir sa fille aînée au futur Roi d’Angleterre en était le point de départ. Dans ces conditions, Richard Neville s’accommodait bien de cette amitié avec le frère de l’actuel Roi. Une fois sa fille faite Duchesse Royale, il ne resterait plus qu’à répandre cette rumeur comme quoi Edward IV n’est qu’un bâtard et rendre ainsi son jeune frère George le seul Roi légitime.

Cette soif de pouvoir était à peu de chose près ce qui les unissait. C’est pourquoi après une heure trente en compagnie du Duc de Clarence, Warwick avait jugé qu’il en avait assez… À son tour il prit soin de se préparer en vue du mariage de sa fille. Une heure au moins, à redresser ses habits et à s’assurer qu’il dégage cette aura de puissance que tous ici à Calais avaient su reconnaître. Même dans le plus grand secret, ce mariage se devait d’être à la hauteur du prestige des deux familles qu’il unissait. Le Kingmaker ne permettrait aucun faux pas en cette journée. Chacun y avait mis tant d’effort pour que ce jour se produise et enfin il était venu! Il était aussi venu le temps que la cérémonie se fasse… Plus rapidement on pouvait mettre cette formalité de côté et plus rapidement on pouvait passer au reste du projet.

Fin prêt pour la cérémonie, Richard Neville quitta ses appartements pour se rendre à ceux où sa fille se préparait. À cette heure avancée, elle devait être en mesure de le recevoir et il s’imaginait que sa femme s’y trouverait aussi… S’avançant dans les couloirs la tête haute et les épaules fières, il avait toute une petite armée de domestiques et de gardes qui le suivait à la trace. Tout ce beau monde qui se tenait dans l’ombre du Kingmaker à distance respectueuse… Il dégageait vraiment cette aura de puissance et qu’on ne s’y méprenne pas, il était tout aussi puissant qu’on voulait bien le croire! Ainsi, lorsqu’il arriva à la porte des appartements d’Isabelle Neville, sa fille et future mariée, il eut à s’identifier que par un « C’est moi… »

Bien sûr que c’était « Lui »… Tout le monde de l’autre côté savait bien que c’était nul autre que Warwick en personne qui se tenait là. Les servantes, caméristes et autres domestiques tentaient de s’écarter et de se positionner en rang sans trop se marcher dessus avant que Richard n’entre. Ce dernier lança un regard derrière lui pour indiquer à la petite troupe que nul n’était le bienvenu à l’intérieur et qu’ils pouvaient s’en retourner puis il entra. La première personne qu’il aperçut en entra fût Anne de Beauchamp, sa femme se tenait près de Cecily of York… Il était facile de lire sur le visage du Kingmaker que ce n’était pas elle que ses yeux actifs recherchaient. Et comme elle se retournait dans sa robe d’un vert qui lui allait si bien, il contempla sa fille; sa future Reine à ne pas en douter! La tête légèrement baissée en direction du bijou que lui avait offert sa mère et la chevelure d’ébène relevée avec grâce. Elle avait l’élégance et l’aura d’une vraie Reine d’Angleterre… Rien à voir avec la Woodville… Sa fille, elle seule pouvait se montrer digne de la couronne et il avait sous les yeux l’assurance qu’elle serait à la hauteur.

Richard ne prit pas beaucoup de temps avant de remarquer le bijou que portait Isabelle et surtout à le reconnaître. Son regard se tourna de nouveau vers sa femme mais cette fois il se posa vraiment sur elle. Il était reconnaissant de tout le travail qu’elle avait pu faire quant à l’éducation d’Isabelle. Il en était conscient et son regard communiquait bien sa pensée. Le couple pouvait souvent se dire bien plus par un simple regard que par nombre de paroles… Richard s’avança finalement près de sa fille pour inspecter le travail fait mais aussi pour s’adresser à elle. Il lui prit les mains dans les siennes et plongea son regard dans le siens.

- « Vous êtes ravissante Isabelle; Vous êtes une Reine! »


Il posa un baisé paternelle sur le front de sa fille tel une bénédiction… Venant du Comte de Warwick, ce genre de bénédiction pouvait parfois vous glacer le sang… Le prix de l’échec serait fort couteux pour tous…  Et si venant de n’importe quel autre homme cette dernière phrase qu’il s’apprêtait à dire aurait sonné comme un encouragement, venant du Kingmaker c’était plutôt tel un avertissement :

- « Vous serez à la hauteur… »

S’en retournant auprès de sa femme il reprit le bras que délaissait la Duchesse de York. Elles étaient rares maintenant les occasions où Richard se retrouvait ainsi auprès de sa femme. Par contre, le couple continuait d’afficher cette image uni à la face du monde. Les apparences et le respect se devaient de demeurer! Sans réel amour il posa une main froide sur celle de sa femme qui s’accrochait à son bras. Encore une fois, ce n’était pas l’amour qui les unissait mais bien une soif de pouvoir et d’intérêts. À cela, le couple était en tout point compatible. Finalement, comme toute la pièce semblait suspendue aux faits et gestes de Richard Neville, il brisa le silence pour que s’amorce le déroulement de la cérémonie.

- « Duchesse, j’espère que ma fille saura faire de votre fils un homme heureux. Votre présence en est tout autant appréciée. Voilà un jour glorieux pour nos enfants et nos familles! Quant à votre travail de mère à vous deux, je ne peux que le qualifier d’égal à votre élégance et l’admirer.»

Il courba légèrement la tête en révérence à ses paroles et il accentua le compliment sur la beauté de sa femme par une légère pression de sa main sur la sienne. Il n’était certes peut-être pas un mari présent, mais il savait tout de même reconnaître une belle femme quand il en voyait une! Au terme de ces paroles et sans plus grande cérémonie, il indiqua que le moment d’aller officialiser cette union était venu.

- « C’est l’heure, allons-y… »
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◆ DATE D'ARRIVEE : 11/07/2013
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MessageSujet: Re: Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp) Dim 27 Juil - 13:29

scellé d'encre et de sang
CECILY NEVILLE & ANNE DE BEAUCHAMP



Fébrile, Isabel regarda le collier que sa camériste attachait en ce moment même à son cou. Elle n'en revenait pas. Jamais elle n'aurait cru que sa tendre génitrice se montrerait un temps soit peu généreuse avec elle. Du moins pas d'une façon aussi sentimentale. Anne de Beauchamp ne laissa rien paraître, arborant un air distant et hautain, comme à son habitude. Or, Isabel savait très bien qu'au fond, sa mère était fière d'elle. Enfin, elle l'espérait. Lorsqu'elle y pensait, la future duchesse royale se disait que dans sa courte existence, elle avait mérité ce mariage et ce futur qui s'offrait à elle. En effet, jamais elle n'avait failli à son devoir d'aînée. Toujours elle s'était appliquée à être la plus parfaite possible, celle qui répondrait précisément aux vœux de son père. Isabel n'était peut-être pas un garçon, mais en possédait sûrement la plupart des qualités. Certes, elle ne pourrait perpétuer la lignée de Warwick par le sexe masculin, mais elle porterait son petit-fils et cette pensée la faisait bouillir de joie. Cette union avec George était une sorte de récompense aux yeux de la jeune lady. L'euphorie qui la tiraillait relevait d'un simple bonheur. Enfin, elle allait pouvoir être pleinement heureuse dans les bras de l'homme qui ferait d'elle une reine.

« Merci bien ma dame ma mère. Il est magnifique. »

Les yeux d'Isabel brillaient. Des étoiles faisaient ressortir ses prunelles émeraude. Le bijou était un en effet une pure merveille. Elle aurait voulu enlacer sa mère pour la remercier, pour lui montrer sa reconnaissance, or son éducation le lui défendait. Anne de Beauchamp était une femme inaccessible pour ses filles. La jeune lady le regrettait quelques fois. Mais intérieurement, elle savait que la comtesse de Warwick ne les aimait pas moins. Au contraire, elle les poussait dans leurs retranchements pour qu'elles soient les propres maîtresses de leur destin. Anne, encore trop jeune, ne comprenait pas très bien ce point de vue. De toutes évidences, elle ne comprenait rien tout court aux yeux d'Isabel. Elle jugeait sa sœur sotte. Elle dédaignait la naïveté de cette dernière et la rabrouait dès qu'elle osait avouer son admiration pour la sorcière Woodville. Cependant, malgré ces différends qui les opposaient, Isabel chérissait sa sœur et en ce jour, elle appréciait de l'avoir à ses côtés. Silencieuse et attentive Anne admirait son aînée. Celle-ci le sentait grâce au regard insistant et émerveillé que lui offrait sa cadette. Isabel gonfla son torse sous l’orgueil. Elle était magnifique dans sa robe et cela, ce n'était une surprise pour personne.

Cette soudaine assurance s'envola avec l'apparition de son père. Elle redevint alors la jeune fille docile et déterminée qu'elle était toujours en présence de Richard. Elle osa lui sourire lorsqu'il s'approcha d'elle pour observer celle qui allait devenir la future Reine d'Angleterre. Il ne lui rendit pas cependant, trop occupé à réfléchir. Comme toujours. Puis, ses joues rougirent sous le compliment extraordinaire que lui faisait Warwick. Ce n'est pas tous les jours que le « kingmaker » se montrait attentionné et affectueux. Isabel profita donc de la tendresse du baiser qu'il déposa sur son front. Or, malgré de l'apaiser, elle sentit tout l'espoir qui pesait sur sa frêle personne.

« Je le serai, père, je vous le promets. » murmura la belle brune dans un souffle.

Après quelques politesses entre Richard, Cecily et Anne, il fut temps de se rendre auprès de l'oncle d'Isabel : George Neville. Cette dernière sentit son cœur accélérer. Le moment était venu, elle allait se marier avec George. Son aspiration se réalisait et cela lui faisait peur. Attrapant la main de sa sœur au passage, elle la serra de toutes ses forces. Elle ravala alors son effroi, prête à affronter son destin. Elle le vit alors, dans une tenue aussi belle que la sienne. Fier et distingué, il la fixa avec un sourire charmeur. Isabel crut défaillir. Or, sous le regard inquisiteur de sa mère, elle se ragaillardit. Elle alla se placer près de son oncle et se mit à genoux, prête à devenir Isabelle Plantagenêt, duchesse de Clarence.
FICHE PAR STILLNOTGINGER.

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◆ DATE D'ARRIVEE : 04/08/2014
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MessageSujet: Re: Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp) Mer 6 Aoû - 19:57


The Wedding ❧ Nevilles & Plantagenets
Anne se tenait assise sur une chaise, les mains jointes, la bouche pincée comme si elle faisait un effort surhumain de concentration. On ne l’avait pas autorisé à continuer d’aider à préparer Isabel, bien vite alors qu’elle était en train de lui peigner les cheveux, on l’avait congédié de ce poste, laissant les caméristes prendre le relai. Jetant des regards émerveillée vers Isabel, elle voyait sa sœur se métamorphoser en reine sous ses yeux, mais la présence de sa mère et Cecily Neville n’aidait pas la toute jeune fille à se sentir vraiment à l’aise, elle qui se trouvait soudainement bien laide et bien maladroite dans cette pièce où tous semblaient venir magnifier la beauté d’Isabel, il lui semblait soudain qu’elle était de trop.
Les paroles de sa tante vinrent alors trébucher au fond de son oreille, bien qu’elle se douta qu’il ne s’agissait que d’une pique de plus en déguisée à l’adresse d’Elisabeth Woodville, dont on ne pouvait pourtant contester la magnificence aux yeux d’Anne, la demoiselle sentit son cœur se fendre. Oui les Neville étaient bruns, de beaux bruns à la peau blanche comme le lait et traits fins et délicat à l’image de ces héros de la bible, elle avait toujours vu les membres de sa famille comme autant de descendant des grands héros du catéchisme. Portant une main malhabile vers ses cheveux d’un châtain fade, elle ne put s’empêcher de baisser les yeux et faire une grimace, elle n’était pas brune elle, et certainement pas aussi jolie que sa sœur aînée, elle ne ressemblait d’ailleurs en rien à Isabel, elle n’avait ni sa présence, ni sa voix posée et douce, Anne ne pouvait pas douter un instant que George se batte contre le roi lui-même pour épouser une lady comme sa sœur.
Reportant son attention vers ses mains, Anne chercha un prétexte pour se lever sentant son postérieur s’engourdir, mais ni les chiens de chasse parcourant la maison, ni une quelconque autre affaire ne la pressait, et elle se devait d’être tout à l’attention d’Isabel afin de l’accompagner comme il se devait dans ce mariage qui se faisait bien loin de chez elle.
Le cœur d’Anne se resserra quelque peu dans sa poitrine, elle aurait tant aimé que sa si digne sœur puisse se marier dans une église anglaise, entourée de tous les proches des Neville. Mais il avait fallu qu’ils fuient l’Angleterre pour contre carré le refus et le courroux d’Edward qui s’opposait à cette union. Du moins c’est ce qu’elle en avait compris. Anne n’avait jamais aimé les voyages en bateaux, et elle n’avait que peu écouté les raisons qui faisaient qu’elle se devait de monter sur celui en route pour Calai, mais enfin elle n’avait pas son mot à dire de toute façon.
Les yeux de la plus jeune des Neville se mirent à briller lorsque, sortant d’un écran d’une beauté presque aussi extravagante que le bijou, un collier appartement à leur mit fut présenté à Isabel. Poussant un soupire d’aise tout en regardant le bijou brillé avec tant d’éclat à la lumière filtré des persiennes, Anne se redressa légèrement. La dernière fois qu’il lui semblait avoir observé pareil objet était lorsqu’elle avait assisté au couronnement d’Elisabeth, la couronne étincelant à la lumière des vitraux. Ce bijoux était de cette faction, et durant une fraction de secondes, Anne jalousa Isabel d’être l’aînée, elle aurait tant aimé pavoiser portant fièrement autour du cou ce présent.
Souriant à sa sœur avec tendresse lorsque celle-ci croisa son regard, la petite Anne oublia bien vite son aspiration, et ne put se rendre qu’à l’évidence, il n’y avait fort bien qu’Isabel pour porter pareil merveille, elle ne le méritait certainement pas en comparaison, il ne suffisait que de voir la posture courbée qu’elle affichait, ses épaules étroites s’arquant tandis qu’elle restait sur sa chaise.
Richard Neville entra alors dans la pièce, fort, puissant, charismatique et élégant. Anne se leva alors instantanément, observant son père avec une admiration sans bornes. Il était le faiseur de roi, le plus grand chevalier de l’histoire de l’Angleterre, l’un des hommes les plus riches et les plus influent de la chrétienté, il était Richard Neville, comte Warwick, et il était son père, alors qu’elle n’était que la petite Anne de son côté. Bien sûr il n’avait d’yeux que pour Isabel en ce jour, mais la petite fille ne doutait pas que l’affection distante que lui portait ses parents n’en restait pas moins aimante.
S’approchant de quelques pas de toutes les personnes assemblées, elle se rendit soudain compte qu’elle avait les lèvres sèches à force de s’être murée dans le silence depuis qu’on l’avait assise.
Leur père annonça leur départ, et Anne se rapprochât encore d’Isabel, n’osant se coller trop à elle comme à son habitude de peur de froisser la si magnifique robe de la demoiselle.
Ils traversèrent les couloirs et se retrouvèrent face à George Neville, Anne exécuta une courte révérence,  un sourire timide s’affichant sur ses minces lèvres. Puis les portes s’ouvrir, et George Plantagenet apparut. George était beau, il n’y avait nul doute là-dessus, à l’image de tous les fils d’York, à l’image du roi avec qui il partageait nombre de ses traits, à l’image de Richard, bien que ce dernier soit aussi différent physiquement que psychologiquement de ses frères.  
Isabel saisit alors soudainement la main d’Anne, la petite Neville désemparé par ce signe évident de faiblesse de la part de son aîné releva le visage vers cette dernière qui semblait à la fois émerveillée à la vue de son futur époux qu’angoissée. Anne serra légèrement sa prise sur la main d’Isabel, lui souriant tendrement.

« - Vous êtes la plus belle des mariées Isabel. Dieu protège votre union. »

Les paroles murmurée sur un timbre doux et simple tentèrent de réconforter le cœur de la brune et de la servir dans ce moment qui semblait l’un des plus important de sa vie.
Anne était heureuse de se trouver auprès d’Isabel en cet instant et priait intérieurement pour que cette dernière soit aussi présente pour la soutenir lorsque son tour sera venue pour elle aussi de prendre époux.
N’ayant d’yeux que pour sa sœur à l’image de toute l’assemblé, la petite Neville ne se rendait pas compte qu’un large sourire illuminait son visage, la beauté des mariés semblait faire disparaitre en elle la nostalgie de l’Angleterre, Anne en avait presque oublié la tension que ce mariage créait au sein de la famille d’York.

©clever love.

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C'est un jeu d'enfant, lever la tête et jouer a être la reine. La Reine d'Angleterre. Te souviens-tu de nos jeux d'enfants, à la tombée de la nuit, dans le soleil couchant, nous étions si fortes, nous étions plus grandes encore que des reines en observant nos ombres sur les murs.

(c) Bloody Storm
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Scellé d'encre et de sang (Isabel Neville & Anne de Beauchamp)

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