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 [Londres, 1453] Rien n'était mauvais au début... - Elizabeth Woodville & Margaret of Anjou

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MessageSujet: [Londres, 1453] Rien n'était mauvais au début... - Elizabeth Woodville & Margaret of Anjou Jeu 2 Jan - 1:57


Comme avant, à contre-courant,
Remonter les jours et retrouver l’innocence…

1453

Mettant une main sur son ventre arrondi, Margaret y canalisa toute la douceur maternelle qui, peu à peu, commençait à naître en elle. Oui, elle commençait déjà à aimer cet enfant. En elle-même, elle savait qu’il ne serait aucunement comme son incapable d’époux, fou depuis quelques mois déjà et tout roi d’Angleterre qu’il fut. En attendant, elle était régente et seule maîtresse d’Angleterre. Et elle était persuadée que l’enfant qu’elle aurait serait un garçon. Il fallait que ce soit un garçon. Sans doute Henry serait bientôt déposé… On avait eu un exemple déjà plus dramatique, en pleine guerre, avec un de ses propres ancêtres, Charles VI de France. Avec un tel souvenir marqué dans l’histoire, on ne ferait certainement pas la même erreur. Et avec son fils, et elle régente, elle le modèlerait à son image. Oui, les jours à venir étaient bien beaux pour Margaret of Anjou, Reine consort d’Angleterre! Ses tempéraments dominants, son côté intelligent et calculateur que, dans sa jeunesse, on avait tant tenté de réprimer, y voyant un peu trop bien les signes d’une digne descendante de Yolande d’Aragon, sa guerrière d’aïeule. À présent, loin du sillage familial et de l’innocence de la jeunesse, Margaret avait appris bien des choses.

D’ailleurs, ce jour même, une nouvelle suivante ferait son entrée parmi les dames de sa suite. La propre fille de Jacquetta Woodville, sa meilleure amie. Il s’agissait de l’aînée, Elizabeth, mariée depuis peu à John Grey. Elle avait souvent entendu parler avec fierté de la beauté de la jeune fille par Jacquetta. Et derrière tout l’orgueil maternel qu’elle pouvait voir dans les paroles de sa confidente, la Reine distinguait aussi beaucoup de vérité. Oui, elle avait hâte de voir cette petite fée…

Tout était en place pour l’accueillir convenablement. Beaucoup des dames d’honneur de la suite de Margaret ne seraient là que le soir, ce jour-là leur étant donné comme congé. Tant mieux. Cela permettrait à la jeune Woodville de se mettre plus à l’aise, sans être intimidée par tout ce brocart qui s’agglutinerait autour d’elle, lui posant mille et une questions plus embarrassantes les unes que les autres! Déjà, être en face de la Reine elle-même, c’était déjà bien assez intimidant. Mais Margaret, ainsi que Jacquetta mise de concert, étaient d’accord pour tout faire pour mettre la jeune fille à l’aise. La Reine comprenait cet empressement de la part de son amie, de vouloir mettre à l’avant sa fille aînée, sa fierté. Une fierté que, chaque jour, elle comprenait de plus en plus, en sentant son fils grandir en elle.

Et ce fut bien une petite fée blonde, aux traits délicats et enfantins, et surtout, aux yeux verts « semblables à ceux d’un dragon » comme on dirait d’Elizabeth Woodville plus tard, qui fit son entrée, précédée de sa mère. Pendant que toutes les deux plongeaient dans une parfaite révérence, Margaret of Anjou vit avec un sourire à quel point la fille ressemblait à la mère, et espérait pouvoir trouver en elle une amie tout aussi chère.

- Relevez-vous, Lady Grey. Je suis heureuse de vous accueillir en ma Maison, commença Margaret avec un petit sourire.

En effet, la Reine passait pour ne pas être très expansive. Faire un étalage de ses sentiments, alors qu’il y avait tant d’autres chats à fouetter, alors ça, non. Mais quelques personnes, en ce temps-là, mais par la suite, dans le futur étaient bien placées pour savoir que Margaret of Anjou était capable d’une grande douceur maternelle, mais aussi, lorsqu’elle était contrariée, de colères que rien ne pouvait arrêter. Et en ce moment, Elizabeth Woodville, si elle était pour l’instant dans les bonnes dispositions de la Reine et el serait encore davantage pour les quelques années à venir, tomberait au fin fond des Enfers un jour. Oui, Margaret of Anjou était extrême. Et on le verrait bien par la suite.

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♣The White Queen♣
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◆ DATE D'ARRIVEE : 03/07/2013
◆ MISSIVES ENVOYEES : 721
◆ LOCALISATION : Londres

MessageSujet: Re: [Londres, 1453] Rien n'était mauvais au début... - Elizabeth Woodville & Margaret of Anjou Dim 5 Jan - 0:00



Rien n'était mauvais au début
Marguerite D 'Anjoufeat Elizabeth Woodville



Aurd’hui est mon grand jour, celui dont toutes les jeunes filles de la noblesse d’Angleterre rêve. Je vais enfin rencontrer notre souveraine bien aimée dans le but de devenir une de ses dames d’atour ! Je n’arrive pas encore à y croire tant mon envie était grande. Depuis ma plus tendre enfance, j’use ma chère maman Jacquetta afin qu’elle m’amène au palais de Westminster. Celle-ci ne cessait de me dire que la cour était un lieu dangereux non propre à l’épanouissement d’une jeune femme. Je sais depuis longtemps que, l’ancienne duchesse de Bedford a pour moi une affection toute particulière. C'est-à-dire que je suis sa première née. Sans mon arrivée, je ne sais pas si père eu un jour le courage de braver son rang pour la demander en mariage. Lui l’ancien servant, elle la première femme du royaume en l’absence de reine au côté d’Henry VI. Mère jouit auprès du couple royale d’une faveur toute particulière. En somme, elle est la meilleure amie de la reine Marguerite, ce qui nous permet de vivre aisément moi et le reste de ma nombreuse fratrie.

J’avoue qu’à présent devant mon miroir je tremble comme une feuille. Lady Grey ma belle n’approuve guère ma venue ici. Celle qui fait mon éducation de dame, préférais me voir demeurer au logis. Néanmoins, il ne peut y avoir deux maitresses à Gorby Hall. Certes, j’aspire à une vie paisible au côté de John Grey mon jeune époux. Dieu sait à quel point nous nous entendons bien. Aussi blond que les blés mon mari aussi craint que ma venue ici ne me change. Cependant, mère a beaucoup insisté malgré mon état. C’est que oui, j’ai appris avec bonheur il y a peu que je porte un enfant en moi. Maman affirme que le bébé se porte à merveille voire qu’il s’agit d’un garçon. De plus elle-même est encore enceinte et continue de tenir son rang de chambellante de la maison de la reine à Londres.  Je ne pouvais rêver mieux comme destin.

Cependant, je ne parvins guère à m’imaginer en compagnie de mon  sir Grey pour le restant de mes jours. Caressant mon ventre, je songe aux cauchemars qui me tourmentent depuis plusieurs nuits. Il fait froid. Ma petite ville de Grafton est gelée sous la neige. Je suis la, assise sous un grand chêne, simplement vêtue d’une robe de nuit. Un homme, un cavalier vient vers moi avec son épée à la main dans une armure. Sur son torse on voit une rose blanche gravée. Il est blond, grand tel mon époux. Toutefois, lorsqu’il relève son heaume, c’est un autre visage qui apparait. Celui d’un homme certes, mais plus jeune.

« Elizabeth tu es prête ? »
Je me retourne pour faire face à ma mère qui me détaille de la tête au pied. Doucement, elle vient se placer derrière moi afin que je me regarde dans le miroir. Je sens son doigt expert replacer les pinces dans ma chevelure blonde. Les servantes l’ont tissé en une multitude de tresses. Mes yeux verts pétillent tandis que mes joues sont roses telles celle d’une enfant. Maman place un léger voile blanc virginal sur ma chevelure puis décrète que je suis prête. Plissant ma robe grise, j’ai du mal à me calmer.

« Ah mon enfant, tu mérites  ton surnom de plus belle femme de l’île de Bretagne. «


Je la suis à présent dans les couloirs, sans parvenir à me calmer. Il est fort possible que je ne plaise pas à notre reine Lancastre. On la dit sanguinaire voire sans cœur. Toutefois, mère ne m’en parle jamais de la sorte. Elle regrette simplement qu’elle a perdue la fraicheur qu’elle possédait avant. Les aléas de la politique l’ont changée. Je ne sais pourquoi, mais elle me répète à longueur de journée que je dois observer la reine. Je cherche à me calmer en me répétant que ses infâmes rumeurs sont le fruit du duc d’York mon ennemi. Celui-ci veut voler la couronne à notre roi.

Seul les Lancastre sont légitimes sur le trône. Je pénètre enfin dans la pièce. La reine me semble plus petite que dans mon imaginaire. Elle est à la fois si lointaine et si proche. Un peu intimidé, je plonge immédiatement dans une révérence. En outre le fait que la reine soit sacrée donc élue par dieu m’impressionne tant. Celle-ci est sur terre afin de réaliser l’œuvre du tout puissant.je ne sais pas combien de temps, je suis restée les yeux rivés sur le sol. Je n’osais pas affronter son regard heureusement ça voix assez douce me permit de me relever. En vérité je ne sais pas vraiment comme agir surtout que ma mère se place sur le côté. Surement en raison de la hardiesse due à mon jeune âge, j’avance légèrement avant de dire avec une certaine émotion

« Je remercie votre majesté de me faire l’honneur de pouvoir vous servir »

Je la regarde sur sa chaise droite, les deux mains posées sur ses jambes. En cet instant, je réalise bêtement combien j’aimerai être à sa place. Galvaniser par son ton, mes yeux continuent de la fixer Moi qui suis l’ainée d’une grande fratrie, je ressens soudain le besoin de devenir une intime de la reine afin qu’elle devienne presque une grande sœur.

"je prie pour que la grossesse de votre majesté se passe bien" ajoutais je doucement presque tout bas juste pour nous deux.Ce bébé est notre avenir. Lui seul sauvera la rose rouge




.pinklemon
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[Londres, 1453] Rien n'était mauvais au début... - Elizabeth Woodville & Margaret of Anjou

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