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 Just give me a reason [Isabel Neville feat Elizabeth Woodville]

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♣The White Queen♣
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◆ DATE D'ARRIVEE : 03/07/2013
◆ MISSIVES ENVOYEES : 721
◆ LOCALISATION : Londres

MessageSujet: Just give me a reason [Isabel Neville feat Elizabeth Woodville] Mer 25 Déc - 14:50



Just give me a reason
Isabel Neville feat Elizabeth Woodville



Il pleut sur Londres. Le vent souffle ce qui a pour effet de faire trembler les tissus de ma chambre. Mes pas résonnent sur le parquet. Je n'arrive pas à me calmer. Mon père continue avec son cher frère Lionnel de me démontrer que Edward doit partir lui-même mater les rebelles. Pourtant, je ne parviens pas à me résoudre à cette idée. Le voir partir loin de moi est une déchirure. Souvent je m'éveille essoufller la nuit. Je le vois gisant au sol, le visage ensanglanté. Je suis à ses côtés vêtue de blanc, avec son sang sur ma tenue. Je tente de le ranimer tant que je mais.,une épée git au milieu de son ventre. J'ai beau essayer toute mes forces de l'ôter, je n'y arrive pas. J'entends déjà la rivière où se trouve notre mère Melusine qui pleure. Tout est fini. Une seule femme en rouge rit ": Marguerite d'Anjou

Voilà pourquoi je suis si nerveuse, j'ai peur en vérité. Anthony cherche à me rassurer en me caressant les cheveux, alors même que je tiens Cecily ma dernière née dans les bras. Sans fils, le trône de mon époux n'est pas sûr. Je dois m'acquitter de réussir cette tâche. Tant qu'un héritier n'est pas venu, mon époux ne doit pas partir à la guerre, je ne peux l'accepter. Mes frères s'agitent dans la pièce alors que mon esprit part loin de ce palais. Je revois encore ma mère tremblait chez, dans notre maison de Grafton en attendant le retour de son époux, mon père. Devrais je connaitre le même sort ? Le souvenir amère du départ de mon époux Grey juste après la naissance de notre second fils est encore une image pénible dans mon esprit.

Puis je ne vois pas pourquoi une révolte éclate dans le nord! Cette région est pourtant fidèle aux Yorks de même que le sud. La plus grande préoccupation reste le pays de Galles trop proche des Tudors bien que mon beau frère le comte de Pembroke réalise avec brio sa mission .Edward ne veut plus faire la guerre tout comme les Anglais. Trop de sang à couler. Notre rôle est de réconcilier les camp entre eux. Moi-même lancastrienne je suis devenue une reine Yorkiste. Il n y a qu'un peuple sur cette île et non deux clans ennemis. Pourtant, il semble que la reine Marguerite continue de comploter avec son fils pour revenir ici. Néanmoins, je crains que le danger soit dans notre palais en raison de la présence de George, frère cadet du roi qui est sans cesse en train de comploter. Peut être je me fais des idées ? Non mon instinct me prédit qu'un danger proche nous menace. Je sais qu'il est difficile pour le roi de croire à de telles accusations.

Comprendre que les gens de notre famille se tournent contre nous doit être horrible. Contrairement à ce qu'il pense, je ne veux pas détourner Edward du reste de son clan. Même si je dois avouer qu'a l'heure actuelle nous avons notre propre cocon à nous deux à protéger. Sa mère ne m'apprécie toujours pas.a propre mère, elle pourrait dire qu'il est un enfant illégitime, jetant le déshonneur sur elle ,mais aussi sur notre maison. Juste pour que son fils préféré devienne roi.  Puis Warwick,se trompe en croyant pouvoir faire de lui sa marionnette. Cet homme serait un monarque encore pire que ce pauvre Henry Lancastre qui est un saint homme. Je dois tout faire pour l'empêcher de semer à nouveau le chaos dans mon pays. Je n'ai que faire qu'il ne m'aime pas après tout. J'ai pris ces filles comme dames de compagnie, pour faire plaisir à mon mari. Sachant qu'il l'aime, je voulais faire pareil.

Au lieu de cela, je ne récolte rien si ce n'est le sourire de la jeune Anne qui est une enfant pleine de vie. Je regrette que ses parents ne soient pas plus attentifs avec elle. Je la trouve trop jeune pour servir véritablement en tant que dame d'atour. Cette charge n'est qu'un motif pour la faire venir dans mon palais. Voilà pourquoi, elle passe le plus clair de son temps à chanter ou jouer avec les princesses et non à devoir me déshabiller. En la regardant, je me souviens de moi au même âge qui courait dans les près après ma leçon de français. Que reste t'il de cette époque ? Je n'en sais rien en effet..

Reste Isabel. Une singulière beauté je dois l'admettre. Avec un regard si profond. Je sens une certaine force émaner de sa personne. Toutefois, elle ne m'aime pas. Elle est méfiante  voire méprisante à mon encontre. Des rumeurs racontent qu'elle était amoureuse d'Edward. La marier à l'un de mes frères seraient une grande victoire ,mais je ne crois guère à la réalisation de ce projet. Richard est le dernier frère de mon mari. Je n'arrive pas à sonder l'esprit de ce jeune homme peu éloigné en âge de mon Thomas. Seul les sœurs du roi sont mes amies. Anne est la douceur même. Elizabeth est sans cesse à mes côtés.  Marguerite est malheureusement dans les Flandres. Cependant, je dois reconnaitre qu'elle est une aide précieuse. En cas de problème, j'ai son serment d'élever mes filles dans sa bonne ville de Dijon selon leurs rang s.Je défendrais toujours mes enfants comme le fait n'importe quelle mère. Je comprends fort bien pourquoi Marguerite d'Anjou agit ainsi pour conquérir le trône de son fils. C'est naturel, simplement .Outre l'appétit du pouvoir, nous souhaitons toutes que nos chers chérubins grandissent dans un monde paisible et non en devant quitter les champs de batailles comme le sien le fit. Moi-même j'ai grandi entourée de l'amour de mes parents. Malgré les convenances de la cour en plus du fait que je suis reine de ce pays, mes enfants sont sans cesse près de moi. Certes on surnomme l'ancienne reine "la louve de France" mais je serais "la Lionne des Yorks" cela est certain.

Cecily s'agite dans mes bras À deux mois mois seulement, je crains tant qu'une épidémie me l'enlève. Mère m'assure que tout se passera bien pour elle. Lors de sa naissance, je lui ai demandé de tirer les cartes. Je sais que la magie est interdite  dans le pays. D'ailleurs, je ne sais pas si l'on peut avoir confiance en l'art divinatoire. Cela peut-être une idée stupide pour se rassurer. En tout cas, elle m'a assurée que la petite vivrait longtemps. De plus, mère n'a perdu qu'un seul fils sur l'ensemble de sa progéniture. Je lui fais une confiance aveugle en ce qui concerne la santé de mes enfants. Néanmoins, je suis nerveuse concernant l'avenir. Ma tendre Bessie apparait sur le bas de la porte et cours vers moi. Les larmes coulent sur son visage. Si jeune et déjà si sérieuse. Je me sens vieille. C'est vrai? Où est passée ma jeunesse? Tendant Cecily à ma sœur dont je suis la plus proche Anne, je prends l'enfant sur mes genoux

"Dit à Maman ce qui ne va pas Bessie "
"Maman est ce , est ce vrai que papa roi va partir à la guerre?"
Je remarque à cet instant, une mèche rebelle qui sort de sa natte. Déployant sa chevelure flamboyante, je ne peux que difficilement lui dire la vérité
 
 
 
"Demande à ton son grand-père" dis je d'un ton sec. Ce dernier siffle entre ses dents alors que ma mère se rapproche
"Elizabeth quelque chose ne vas pas?" Gardant ma fille ainée entre les bras, je saute d'un bond
"Oui oui je suis contre ce projet de guerre! "

Etre entre Rivers est quelque chose d'assez étrange en mais tellement agréable quand bien même la situation ne se prête pas au plaisir. Ma famille a toujours était uni contre tous. Certes nous ne sommes pas issus d'une grande mais celle que père met à défendre les causes les plus juste remplaces bien les quartiers ou les fiefs. Je sais que beaucoup jalouse notre ascension. Ces derniers oublient qu'à.qu'à l'époque des Lancastres , mère était sans cesse dans l'ombre de pouvoir! Ceux qui s'en souviennent nous traitent de traitre. Mais n'ai je pas donné des enfants aux York? Le pire reste les rumeurs de sorcellerie. Il est vrai que mère tire les cartes en secret et que la plupart de mes sœurs sont belles. Or cela est l'œuvre du seigneur. Je tremble en voyant les cheveux de ma grande fille tendent vers le roux. Ne dis -t on pas que les rousses sont les esclavages du diable, des sorcières elles aussi. Je réprime un frisson. Nous avons tant d'ennemis. Anthony me lance un visage rassurant. Il est certainement le plus sage d'entre nous. Si la guerre doit éclater, je veux qu'il reste avec moi pour nous protéger si quelque chose devait arriver. Ma sœur Mary nous fait signe à tous de nous rapprocher. Instinctivement, nous formons un cercle comme pour nous protéger du monde extérieur. J'ai compris que la paix n'est plus de mise. Soit la guerre va avoir lieu. Mère devra ranger pour un temps ses poupées aux combinaisons matrimoniales .Père n'ira pas à Grafton pour pécher.
Sur le pas de la porte, je vois Anne Holland, la nièce du roi plonger dans une révérence.

"Madame ma mère, je dois vous parler" prononce -t-elle . Celle qui est devenue ma belle fille est presque une fille pour moi. Sa vie n'a rien eu de facile. Enlevant ma larme à l'aide de mes doigts je fais signe à mes sœurs de se préparer .
"Soit père, la guerre aura lieu. Mais promettez -moi une chose! Je veux que vous me reveniez tous sain et sauf" Dès lors, je décide d'aller voir mon mari. Je fais signe à Anne de sortir devant moi alors que mes cadettes se tiennent derrière moi en rang. Sortant légèrement de mon anti chambre, je me retourne vivement
"Et jurez-moi de tous les anéantir. Je ne veux pas qu'il en reste un seul en vie! Notre colère est à craindre"
Je galope presque avec Bessie dans les bras pour parler à Edward. Anne m'explique sur le chemin qu'elle redoute le départ de Thomas à la guerre. Evidemment , je la rassure en lui affirmant qu'il est hors de question que mon fils parte si jeune à la guerre. Je traverse la salle des audiences royales en vue des appartements de l'ainé de la rose Blanche. Les courtisans plient tous les genoux. J'ordonne à mes cadettes ainsi qu'à ma belle fille de me laisser seule avec mon enfant pour continuer le trajet. Mes chaussures claquent sur le sol. Je continue ma mais au même moment, Bessie tire vaguement sur ma robe
 
"Maman" chuchote -t-elle en cadence au creux de mon coup. Je tourne donc vivement la tête, inquiète en entendant le ton de ma fille. Là, je vois Isabel Neville encore courbée. Or celle ci se tient proche de la porte de la chambre du duc de Clarence, Georges. Je reviens ainsi sur mes pas afin de lui faire face. Il n y a personne dans ce couloir puisque seule les membres de la plus haute noblesse peut s'y rendre.
"Mademoiselle Neville "



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MessageSujet: Re: Just give me a reason [Isabel Neville feat Elizabeth Woodville] Jeu 26 Déc - 17:45

just give me a reason
THE WHITE QUEEN



Du haut d'une des tours de Westminster, l'air frais enveloppait la douce et fragile fille Neville. Ses cheveux, magnifiquement coiffés, d'un noir aussi sombre que l'ébène tranchaient durement avec sa peau blanche d'ivoire et ses yeux clairs. De légers frissons parcouraient son corps. En effet, la température, bien que plus élevée qu'en hiver, était encore bien douce comparativement à celle que l'on pouvait atteindre en été. La demoiselle Neville serra ses bras sous sa poitrine histoire de se réchauffer un peu. Elle n'était vêtue que d'une robe en velours vert rebrodé d'or, un bandier noir orné de perles marquait sa taille ainsi qu'un tassel noir permettant de diminuer le large décolleté en « V » de sa robe. Le vert était l'une des couleurs fétiches de la grande et illustre famille Neville et Isabel se faisait un devoir d'en porter un peu dans chacune de ses toilettes. Ainsi, aucun chasuble, pèlerine ou fourrures 'était là pour la protéger de la brise qui la décoiffait à présent.

Du haut de sa haute tour, la jeune fille pouvait observer d'un côté la tamise, le long fleuve qui traversait Londres et qui faisait sa richesse, et d'un autre côté la petite cour qui accueillait les nouveaux arrivants. Contrairement à eux, Isabel était une habituée des lieux, depuis quelques années maintenant. Toutes les intrigues, les complots et autres rumeurs, elle les connaissait plus ou moins. Surtout en ces-moments de grands troubles où une guerre venait d'éclater entre son père bien-aimé et la reine : Elizabeth Woodville. Isabel ressentait une grande admiration pour cette femme, notamment pour sa beauté et sa chance d'avoir trouvé l'amour, mais ce doux sentiment était, la plupart du temps, surpassé par la jalousie. Une jalousie qui ravageait le coeur de la lady. Cette dernière en voulait à l'ancienne lancastre de lui avoir volé deux mariages. Le premier avec Edward, bien que de dix ans plus âgé, ce jeune homme avait toujours fasciné Isabel quand elle était encore une jeune fille naïve et puis la Neville avait toujours espéré devenir reine au fond. Le deuxième avec George, duc de Clarence, frère du roi avec qui la reine ne s'entendait pas du tout. Ayant peur de sa grande ambition, Elizabeth avait poussé son époux à refuser la proposition de Warwick. De ce fait, Isabel commençait sérieusement a douté de son grand rêve de mariage.

Lorsque la jeune fille fut vraiment sur le point de terminer frigorifié, elle prit une grande bouffée d'air et rentra à l'intérieur. Elle frotta ses mains et descendit les escaliers qui débouchaient sur un long couloir. Isabel le suivit et ne sachant pas réellement où elle voulait aller, elle se dirigea vers les appartements de George. Elle voulait converser avec lui, savoir si lui aussi désirait ardemment s'unir à elle, comme elle le voulait de son côté. Un élan de courage insoupçonné chez la future duchesse que tous désignait comme charmante, souriante ... docile. Tout le contraire de sa cadette Anne qui pouvait se permettre certains écarts. Parfois, Isabel enviait sa soeur, la liberté que cette dernière pouvait avoir de temps en temps. Mais dès lors qu'elle repensait à l'attention particulière que lui accordait ses parents et qu'Anne n'avait pas et ne pouvait avoir, elle remerciait le ciel d'être la première née de Richard Neville.

Une fois devant la porte de la chambre du frère du roi, Isabel sentit cet élan de confiance s'évaporer. Et s'il était avec quelqu'un d'autre et qu'elle le dérangeait ? Lui en voudrait-il ? Voulait-il au moins l'avoir pour femme ? Mais, le temps qu'elle se pose toutes ces questions, un pas que tous les courtisans de la cour connaissaient, s'approchait vers elle. Isabel se retourna et vit la reine se diriger vers les appartements du roi. Respectant le protocole, même si cela lui coûtait, la jeune fille plongea dans une gracieuse révérence. Son regard fixé sur le sol, elle aperçut la jupe richement orné d'Elizabeth, s'arrêtait devant elle. La Neville ferma ses paupières pour les rouvrir une demi-seconde plus tard.

« Mademoiselle Neville »

La voix faussement amicale de la reine fit trembler la jeune lady. Celle-ci se redressa, les jambes légèrement tremblantes. Elle avait beau savoir que son rang était naturellement plus élevé que celui de la reine, les rumeurs qui couraient sur son statut de sorcière la faisaient frémir. Isabel releva la tête et jeta un regard hautain à la Woodville après avoir pris son courage à deux mains.

« Majesté, Princesse Elizabeth .... »

Sa voix était froide, sans aucune chaleur. Elle résonna entre les murs de pierres du couloir qui menait aux appartements royaux. Isabel regarda furtivement autour d'elle et vit qu'elle était désormais seule avec la femme qui devait la détester le plus au monde.

« Votre toilette est sublime, madame. »

La demoiselle n'aurait pas pu trouver pire pour combler le lourd silence qui s'était installé. Mais mieux valait cela que le regard inquisiteur que posait sur elle Elizabeth.
FICHE PAR STILLNOTGINGER.

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◆ DATE D'ARRIVEE : 03/07/2013
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MessageSujet: Re: Just give me a reason [Isabel Neville feat Elizabeth Woodville] Mer 4 Juin - 16:07



Just give me a reason
Isabel Neville feat Elizabeth Woodville



J’eu tord, terriblement tord. Je croyais que nous étions puissamment établis  sur le sol anglais. Je craignais le retour des Lancastre, mes anciens amis, mon ancienne famille. En fait, c’est dans notre propre demeure que ce trouve le danger. Warcick. J’avais eu peur de lui bien avant notre rencontre. Maintenant, je sais que ça cupidité et son ambition cherchent à nous mener à notre perte. Je n’ai pas étais apte avoir à temps, le complot qui était en train de prendre place. Le faiseur de roi cherche à recommencer ce pourquoi il est doué : placé un autre York sur le trône d’Angleterre. J’aurais dû voir que Warwick vivait mal le fait que ma famille le dépossède de ses titres. Il était de mon devoir de me rendre compte que Georges était un objet malléable pour Warwick. De cette façon, il pourrait régner sans avoir le titre de roi.

Nous venons d’apprendre la nouvelle qu’une rébellion vient de se lever. Au début Edward n’en tenait guère d’importance. Des jeunes hommes laissent leurs épouses pour aller mourir de manière stupide. Le roi a donc décidé d’aller officiellement se montré au peuple en compagnie de son frère le duc de Glouster, de mon frère Anthony mais aussi de mes fils Grey. Je crains chaque jour pour leurs santés . Ils doivent partir demain si je m’en souviens bien. Voilà pourquoi, je me rend dans les appartements d’Edward. Il ne prête que peu d’importance à cette rébellion. Seulement moi, je m’inquiète. Ces rebelles viennent d’un comté appartenant à Warwick. Je prie chaque soirs pour que ses fermiers retournent à leurs terres cette été pour les moissons. Ils se soulèvent au nom de leurs seigneurs. Un seul homme est capable de lever une telle « armée «  de rebelles : Warwick. Qui sinon lui, peut se permettre d’acheter autant d’armes ! Les soulèvements ne cessent de se succéder. Le nord ne doit pas se soulever non !


Un des espions d’Edward vient de lui dire, que son ancien ami songe fortement à partir pour Calais, en compagnie de ce traitre de Georges. Il prépara sans doute une offensive depuis le continent. Et voilà que je vois sa fille ainée aux portes de la chambre de Georges ! Warwick va appuyer ses prétentions comme il le fit auparavant avec mon cher époux. Je ne peux souhaiter qu’une chose concernant le faiseur de roi : sa mort .  Je souffre pour Edward. Etre trahis par son plus fidèle allié et son propre frère ! Même sa mère doit avoir eu vent de ce complot. Hors, celle-ci ne dira rien. Elle déteste son propre fils parce que il a choisit de m’épouser. Mon mari me défend toujours contre vent et marée. Ces rebelles cherchent à m’atteindre moi. En me calomniant, il espère mon renvoie de la cour. Ils crient que je fais prendre des mauvaises décisions à mon roi. Critiquer la reine est une chose facile. A l’époque on critiquait déjà Marguerite d’Anjou.  Moi qui devait partir en pèlerinage, je me dois de rester dans ma capitale à Londres. Je ne suis pas une reine étrangère. Je suis anglaise. Je suis née sur cette terre, j’y mourrais aussi. Ma passion pour Edward, joint à mon ambition de ceindre une couronne a placé ma famille au premier plan des réprimandes.

La fille Neville se tient devant moi, droite. J’ai simplement envie de cracher ma haine à son visage mais une reine n’agit pas de cette façon. L’idée qu’un jour Georges se tiennent devant l’autel avec celle-ci me révulse. L’ambition de cette homme va faire le malheur de sa fille. N’ayant aucun fils, je me promet que jamais, aucun Neville ne prendra ma couronne. Il est hors de question, qu’Isabel s’assis un jour sur mon trône. Il est inconcevable , qu’elle prétende porter ma couronne. La manière dont ma propre fille la jauge me fait bien comprendre que même une enfant a compris le danger.


« Votre toilette est sublime, madame. »


« La votre aussi, presque digne d’une reine »


Je ne sais comment cette dernière va réagir. S’imagine t’elle déjà prendre ma place au bras de ce Georges si insipide. Jamais ces deux là ne prendront notre trône. Je préfère même que les Lancastre revienne plutôt que d’imaginer un  petit Neville roi d’Angleterre un jour.

« Mais maman reine, moi seule et mes sœurs peuvent prétendre à ce titre ». Je caressais doucement la tête de mon ainée. Malgré son jeune âge , elle a vite compris qu’elle n’était pas une enfant comme les autres. Même vis-à-vis  de ses sœurs, elle sait que sa place d’ainé, lui donne un rôle particulier

« En effet ma chérie, Dieu à choisit notre famille et aucune autres pour le représenter sur le trône. Nous sommes ses élus. Il est regrettable, que des usurpateurs cherchent à contrecarré ses dessins, n’est ce pas mademoiselle Neville ? Les anglais aspirent à la paix tout comme les York »


Je crois que cette réponse n’a pas détendue l’atmosphère. En même temps, je n’en ai aucune envie. « Ces rebellions ont une unique conséquence. Séparer les hommes de leurs femmes et de leurs familles. Cela est encore plus regrettable quand ses familles sont en train de s’agrandir »

Ils veulent déclarer mon union invalides et faire de mes filles des bâtardes. Je serre fort Elizabeth dans mes bras. J’ai donné trois filles à Edward dont la dernière dort encore à peine dans son berceau. Il est de mon devoir de donner rapidement un fils à Edward. Ainsi, il n’y aura plus qu’un seul héritier : notre prince. Le roi aime ses filles d’un amour puissant. Un petit garçon nous naitre bientôt. La nuit dernière , je suis descendue le long de la Tamise avec ma mère. Il me faut absolument un fils dans les plus bref délai.

Elizabeth qui cherche à‘exprimer regarde de façon hautaine la fille de Warwick. Il me faut penser à parfois la réprimander pour son caractère hautain. Certes, elle est princesse. Seulement nous devons savoir être humble . Le seigneur nous le commande même.

« Nous nous rendions dans les appartements royaux afin de voir mon époux, sa majesté le roi. Et vous ? Nous sommes étonnée de vous voir ici. Ce n’est guère une aile que vous fréquentez »

Je ne crains pas la mort de mon mari. Edouard est sans conteste le meilleur général de cette maudite guerre fratricide. Il est doué pour mener les troupes. De plus, il possède un certain charisme qui motive les hommes lors de la bataille. Aussi, je n’ai plus les mêmes réactions que lorsque mon premier époux partait combattre. J’ai toujours peur, mais je ne suis plus une jouvencelle comme la demoiselle Neville. Elle doit rêver d’épouser un homme charmant. Malheureusement pour elle , la vie se montre beaucoup plus cruelles. Surtout quand on est une femme.


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◆ DATE D'ARRIVEE : 11/07/2013
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MessageSujet: Re: Just give me a reason [Isabel Neville feat Elizabeth Woodville] Dim 20 Juil - 11:32

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THE WHITE QUEEN



Les lèvres pincées par la rencontre peu plaisante qu'elle venait de faire, la jeune Neville tâchait de faire bonne figure. Le regard hautain et méprisant de la reine faisait battre son cœur plus vite que d'habitude. Elle avait peur de la Woodville. Cette femme ne lui inspirait aucune confiance, de même que tous les autres de sa nombreuse famille. Elle semblait trop belle, trop chanceuse pour être une femme normale. Isabel restait convaincue que la Woodville était une sorcière cachée sous les traits d'une magnifique blonde, à la beauté fade. Elle essayait de garder son sang-froid, présentant ses respects à la famille royale comme elle se le devait. La Neville avait été élevée dans les règles de l'art. Une parfaite demoiselle à la chevelure ébène et aux yeux clairs et aux manières exquises. L'étiquette n'avait plus aucun secret pour Isabel qui rêvait de devenir une reine comme on en connaissait peu. Anne de Beauchamp n'avait pas chaumé. Elle avait élevé sa fille à son image. Une femme froide et distante aussi intelligente qu'un homme. Sa fille était fière de ressembler à sa génitrice. Ainsi, elle pouvait contenter son père sans pour autant être un garçon. Son sexe la complexait, mais maintenant qu'elle savait qu'elle allait épouser George, elle assumait son statut de fille qu'on lui avait longtemps reproché.

« La votre aussi, presque digne d’une reine »

Isabel sentit ses joues rougir sous cette pique savamment dissimulée sous un compliment aux relents hypocrites. La demoiselle offrit un sourire gêné à la souveraine. Bien évidemment que sa tenue n'avait rien de commun. Elle était la fille de l'homme le plus influent d'Angleterre après le roi. Jamais elle ne s'habillerait comme une souillon. Cela allait à l'encontre de l'éducation raffinée qu'elle avait reçue. Ses toilettes allaient de pair avec son rang qui relevait de celui de simple fille de comte. En effet, Isabel était l'héritière du « Kingmaker » ce qui n'était pas rien. Quant au « presque », il disparaîtra d'ici peu, car dans quelque temps elle allait être la femme de George Plantagenêt, duc de Clarence. Que cela soit avec ou sans l'approbation d'Edward IV.

« Sa Majesté est trop bo... »

« Mais maman reine, moi seule et mes sœurs peuvent prétendre à ce titre » l’interrompu la princesse.

Quelle petite peste, pensa la jeune Neville. Elle était peut-être née pour devenir reine d'un quelconque pays, mais en rien la petite Elizabeth n'avait l’étoffe d'une souveraine. Trop hautaine, trop indisciplinée aux yeux d'Isabel. Elle ressemblait point pour point à sa sorcière de mère qui ne possédait aucun droit à la couronne. Quant à la future duchesse de Clarence, elle avait davantage la lignée pour accéder au trône d'Angleterre. Cousine des York, elle descendait également d'Édouard III. Voir une ancienne Lancastre, fille d'un vulgaire palefrenier avec la couronne d'Angleterre sur la tête faisait bouillir de rage la jeune fille qui essaya de sourire à la fillette. Cela ressemblait cependant bien plus à un rictus hypocrite qu'à un véritable sourire.

« En effet ma chérie, Dieu à choisit notre famille et aucune autres pour le représenter sur le trône. Nous sommes ses élus. Il est regrettable, que des usurpateurs cherchent à contrecarré ses dessins, n’est ce pas mademoiselle Neville ? Les anglais aspirent à la paix tout comme les York »

La tête haute, Isabel fit de son mieux pour ignorer la remarque d'Elizabeth. Cette femme était vraiment décidée à blâmer les Neville pour une faute qu'ils n'avaient pas commise. Après tout, n'était-ce pas les Woodville qui leur avait volé les plus hautes places au sein du gouvernement ? De même, Jacquetta Woodville s'était tellement plu à marier sa portée interminable qu'il ne restait plus aucun prétendant pour les filles Neville. Heureusement pour les deux ladies, leur père avait eu la présence d'esprit de penser aux frères du roi. Isabel avait cru que sa sœur allait tomber en pâmoison en entendant la nouvelle.

« En effet les traîtres à la couronne ainsi qu'au Seigneur devraient être châtiés sans aucune pitié. Il en va de même pour les opportunistes qui a mon humble avis ne valent pas mieux. Mais, je ne pensais pas que vous accorderiez crédits aux rumeurs qui circulent sur une quelconque rébellion qui ne vienne pas de la rose rouge. Après tout, on ne s'est jamais mieux senti que sous le règne des York. »

Isabel prit son courage à deux mains et s'aventura à fixer Elizabeth Woodville dans les yeux avec assurance. Même si elle était persuadée que la sorcière allait lui jeter un quelconque sortilège, elle se devait de lui tenir tête pour l'honneur de sa famille. Ses insinuations l'irritaient et elle comptait bien lui démontrer qu'elle n'avait pas peur d'elle, même si cela n'avait rien de vrai. Elle releva davantage son menton et joignit ses mains au niveau de sa taille de guêpe.

« Nous nous rendions dans les appartements royaux afin de voir mon époux, Sa Majesté le roi. Et vous ? Nous sommes étonnées de vous voir ici. Ce n’est guère une aile que vous fréquentez »

Il est vrai que la demoiselle Neville s'aventurait peu dans l'aile qui regroupait les appartements de la famille royale. En effet, elle n'y avait rien à faire contrairement à son père. Du moins depuis qu'elle n'était plus au service de la reine qui avait cette « démission » au travers de la gorge. Or, elle devait garder la raison de sa visite à George secrète, du moins la raison qui la poussait à venir le rencontrer dans ses propres appartements.

« Certes, du moins depuis que je ne suis plus attachée à votre maisonnée. Je suis venue rendre visite au duc de Clarence. Nous sommes amis depuis l'enfance et je suis donc venue le voir pour discuter avec lui entant qu'amie. »
FICHE PAR STILLNOTGINGER.

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MessageSujet: Re: Just give me a reason [Isabel Neville feat Elizabeth Woodville] Mar 19 Aoû - 10:12



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Isabel Neville feat Elizabeth Woodville




Dès qu’un fils me serra né , grâce à Dieu nous serons tous sauf. Ainsi telle une rose blanche, l’Angleterre pourra à nouveau s’épanouir. Combien d’entre nous, ne rêvent  pas de paix ? La guerre a trop meurtri notre si belle île. Les femmes pleurent leurs époux ou bien leurs fils trop tôt mort au combat. Je me revois encore dans ma robe de deuil me rendre sur la tombe de mon premier mari. Au début, je tenais à y aller chaque jour. Puis le temps passe. La douleur s’atténue de jour en jour. Elle devient de moins en moins forte telle, le clapotis d’une pierre roulant sur l’eau. Les jours défilent , comme les années. Les rois changent. Un beau jour, on finit par tomber à nouveau amoureuse. Grey n’est plus qu’un lointain souvenir. Une ombre à laquelle je pense parfois. Je peux encore voir difficilement les contours de son visage. Je me rappel les temps de ma jeunesse. Notre rencontre. Notre mariage. La naissance de nos fils. Ses départs pour le champs de bataille. Seulement très vite, un autre sourire s’impose à ma vue.
Celui d’Edward. Il est l’homme que j’aime. Mes sentiments pour le chef de la cavalerie Lancastre paraissent bien pâle face à ceux que je ressens pour mon roi. J’ai honte d’avoir de tels songes. Grey était un homme de bien.Mais le fils York est mon oxygène, ma drogue. Plus que mon roi, il est mon tout. Amant, maitre, souverain, ami. Dans ses bras, j’ai véritablement compris le mot « moitié ». J’ai envie de fonder une grande famille avec lui. De me donner à lui. De me battre pour lui.Cet amour est ma plus grande faiblesse. Il me rend vulnérable. Hors la fille Neville, ne doit en aucun cas s’en apercevoir. Forte je dois être à chaque instant de ma vie. Voilà le tribut de la reine d’Angleterre. Dieu m’a placé sur ce trône je compte bien y rester. C’est mon destin.

Plus je regarde la Neville  plus je décèle en elle cette flamme qui m’a un jour illuminée. Cette jeune femme, au cheveux noirs jais à envie de participer à l’histoire. Croquer la vie à pleine dent doit être l’une de ses principales aspirations. Il est certain que de part son éducation, elle se croit née pour commander. J’avais déjà remarquer cela alors qu’elle n’était qu’une enfant lors de mon couronnement. Être demoiselle d’honneur était un échec pour elle. Je sais au fond de moi, que rester au pied du trône n’est pas suffisant. Elle veut monter dessus.
Plus hautaine que n’importe qu’elle demoiselle de la cour, elle en est également la plus belle. L’héritière de Warwick était l’exemple type d’une sage enfant : polie , sans malice, soumise. Il est évident qu’elle fera le bonheur de n’importe quel homme. Non d’un roi.
Que peut faire une fille de la noblesse face à la fille d’une déesse ? J’aime rire en songeant aux histoires entourant ma famille. Mélusine serait notre ancêtre Au même instant, une fenêtre venait de claquer sous l'effet du vent. Étais-ce un présage de malheur pour ma famille ? Je devrais aller en discuter rapidement avec ma mère. Anthony lui  ne crois pas à toutes ses légendes ni aux accusations faisant des femmes de mon clan des enchanteresses. Certes mère connaissait les divers pouvoirs des simples ,mais de la à en faire une femme coupable d'hérésie. Plusieurs courtisans avancent l'hypothèse que je séduisis Edward grâce à mes sortilèges. Cela est stupide ! Ils cherchent  juste à me discréditer puisque je ne fais pas partie d'une de leurs sacrosaintes dynasties. En tout cas, ces balivernes amusent beaucoup mon Elizabeth. Pourtant, une femme avait prédit à ma mère que sa progéniture aurait un destin exceptionnelle : Jeanne d’Arc.
Jacquetta l’avait rencontrée alors qu’elle n’était qu’une enfant. Fille du comte de Saint Pol. Un titre envié par tous. Je ne sais pas si il faut croire à cette prédiction. La lorraine est à nos yeux en Angleterre, une sorcière. Nous avons d’ailleurs perdus toutes nos terres française hormis la bonne ville de Calais. Je sais qu’un jour Edward reprendra ses terres. Après lui, notre fils continuera la reconquête. Néanmoins, l’urgence est de stabiliser notre trône.

Nerveusement je me mordillais la lèvre inférieure tandis que Bessie était magnifiquement royale dans mes bras. Ma grossesse m'avait tenue trop longtemps des affaires du pays. Comme Edward doit avoir besoin de moi. J'ai peur que ses frères cherchent à me discréditer auprès de mon époux. Caressant la chevelure de mon enfant, je songe au fait qu'il me faut un fils absolument. Sinon Georges prétendra pouvoir monter sur le trône. Puis il y a Richard aussi. Pire une ribambelle de prétendants se pressent pour être un jour ou l'autre être couronné à leurs tours. Doucement, je descendais ma main sur mon ventre. Mon Edward viendrait bientôt en ce monde j’en étais persuadée.
Devenir mère est la plus belle chose qui existe au mode. Cela change une femme. J’espère qu’un jour la « kingmaker’s daughter » connaîtra la joie de mettre au monde des enfants. Ma propre mère en eu plus de dix. On dit que la fertilité se transmet de mère en fille. Lorsqu’on voit le triste résultat du mariage des Neville, je ne crains pas d’avoir un jour à faire face à une armée issus des entrailles d’Isabel. A son âge j’avais déjà donnée naissance à mon fils ainé. Je ne crains pas les grossesses. Mère me protège pendant cette période. J’aime à croire aussi, que sainte Elizabeth veille sur moi.
Néanmoins avoir des enfants, vous rends plus vulnérable à la peur. Oui, pensais je ,en serrant contre moi Bessie, les enfants sont sources d’apaisement , puis de tourment. Un jour, on cherchera bien à me prendre mes garçons. Les filles seront donnés en mariage. J’espère être encore de ce monde afin. Je serais là lors des hymens  des filles ainées. Cecily est dèja promise au roi d’Ecosse ! A seulement deux mois !Quant à ma Bessie, ses fiançailles sont quasi officielle avec le dauphin de France, Charles. Elizabeth, reine de France ! Je dois reconnaître que cela sonne bien !
En étant reine de ce pays, en donnant naissance aux enfants du roi j'avais peut être entrainer mes proches vers une fin prochaine. Les Lancastre tenteraient tout pour récupérer ce trône qu'ils estiment leurs. Sans compter sur les Tudors. Mais voilà, je ne pourrais pas laisser une rébellion se créer impunément. Je devais par tout les moyens découvrir si les Neville étaient ceux qui l’avait commandité. Ma jolie interlocutrice pouvait donc me donner des indices.


«  En effet les traîtres à la couronne ainsi qu'au Seigneur devraient être châtiés sans aucune pitié. Il en va de même pour les opportunistes qui a mon humble avis ne valent pas mieux. Mais, je ne pensais pas que vous accorderiez crédits aux rumeurs qui circulent sur une quelconque rébellion qui ne vienne pas de la rose rouge. Après tout, on ne s'est jamais mieux senti que sous le règne des York. »


Il n y a que ce fou de Warwick pour être capable de prendre les armes contre un roi qui a ramené la paix . Crois t-il que cet idiot de Georges lui obéira aux doigts et à l’œil ? Ce dernier est sans cesse insatisfait . Il n’a jamais assez de titres, assez de gloire. Heureusement que Richard, le cadet n’est pas comme lui. Dieu merci c’est un homme fidèle à son ainé. La famille est quelque chose de si important en ses temps troubles.
Isabel ne trahirait pas la sienne. Non, elle ne voit en moi qu’une pauvresse, non la reine que je suis devenue. Pourtant, je me dois d’essayer de lui soutirer des informations.  


« Vos propos sont fort juste mon enfant. Dieu nous a placé sur le trône. Sa décision doit être respectée. Défier ses décisions est un acte grave. Les abimes  de l’enfer s’ouvrirait à n’importe quel homme décidant de devenir un tel pécheur. Il y perdrait son âme, sa famille, sa vie. «


Plus jeune, je n’étais pas une dévote. Une bonne chrétienne oui. J’ai toujours étais une bonne catholique. Je respecte Dieu. Je l’aime et le crains à la fois. C’est pour cela que je me rends souvent à l’église. Je participe aux offices,fait preuve de charité envers les plus pauvres. Je ne prétend pas avoir l’orgueil de Margaret Beaufort pour prétendre à la sainteté. Je crois simplement que Dieu voit mes bonnes actions. Il nous protège sur cette terre. Seulement, certaines choses m’échappent. Certains passages de la bible concernant le rôle de la femme me choque. Certes je suis soumise envers mon époux.  Néanmoins je trouve que le fait de devoir réserver à l’homme le rôle de celui qui décide est ridicule. Je suis autant capable qu’un père de famille de m’occuper des miens. De même, connaître les simples ne fait pas de vous une sorcière. En effet, cela permet de soigner les membres de votre famille.
Le roi Henri est un saint homme. Encore jeune demoiselle, j’écoutais souvent ses sages paroles. Je n’étais pas née pour gouverner. Heureusement, mon temps passé à la cour des Lancastre fut pour moi la meilleure école. J’y vis deux visions du pouvoir : se faire aimer voire se faire craindre.
Pourquoi Dieu a donc décidé que le roi Henri ne devait plus être son représentant sur terre ? Je ne sais pas. A ses côtés, j’ai compris que je devais tenter de devenir sage. Toutefois, la reine Margaret me donna l’exemple du contraire. Il faut savoir parfois, composer avec nos croyances pour parvenir à nos fins. Je ne souhaite pas suivre son exemple. A trop vouloir combler ses désirs, elle a tout perdu : époux, fils, trône.

Je pose mon regard sur Isabel.Je prierai pour qu’elle puisse un jour voler de ses propres ailes. Rester dans l’ombre paternelle n’est pas une bonne chose pour elle. Cet homme n’aime personne, hormis lui-même. Il doit manipuler sa fille. Lui promettre le mariage avec George comme gage de bonheur. Mon beau frère ne peut pas la rendre heureuse. Il est lui-même sujet à ses propres tourments. La quête de la couronne est une chimère à laquelle, il,s’accroche. Au fond il est un peu le fils spirituel de Warwick. Cependant, aucun des deux n’est apte à voler notre bien.

« Certes, du moins depuis que je ne suis plus attachée à votre maisonnée. Je suis venue rendre visite au duc de Clarence. Nous sommes amis depuis l'enfance et je suis donc venue le voir pour discuter avec lui entant qu'amie. »

Voilà, c'est donc avec Clarence, que les Nevilles complotent ! Ce gamin sans cervelle, se retourne contre nous. Je ne peux croire que mon ancienne dame de compagnie vienne ici simplement pour discuter. Il y’a anguille sous roche. Je dois me préparais au pire. L'ancienne Woodville était devenue une membre des York à part entière. D'autant plus, que ces traitres feraient de moi l'une des principales personnes à éliminer. Je crains tant pour la vie de mes filles. Qui pourraient protéger Elizabeth, Mary ou Cecily. Une seule réponse arrive dans mon esprit : Anthony. Il est le seul à pouvoir amener mes merveilles en territoire Bourguignon. Il y’a un homme en Flandre qui a pour mission de s’occuper de mes enfants si le pire arrivait. Quant aux restes de ma famille…
Mère en raison de son ancienne amitié avec la méchante reine aurait une chance de garder la vie sauve. De plus, sa famille en Flandre l’accueillerait. Peut être même pourrait t-elle emmener mes sœurs avec elle ? Quant à moi Je serais certainement l’une des premières à être éliminer . Il me fallait lutter avec toute mon ardeur. En faite, je n’avais pas d’autres choix possibles. fuir n’est pas une solution dans mon esprit. Seuls les traitres tel Jasper Tudor partent en exil pour survivre. Non je combattrais pour les miens. La bonne ville de Londres est attaché au York. Je reste ici. Je vais envoyer ma nièce bâtarde préparais les appartements royaux de la tour, puis prévenir les moines de l’abbaye de Westminster. Demander asile dans un lieu religieux est une sage solution de repli.
Dés cette après midi, j’enverrais un message à mon cousin le Duc de Bourgogne. Son épouse, Marguerite est la seule personne que George apprécie en ce bas monde. Elle nous aidera. Du moins je l’espère. Si la guerre doit avoir lui, je préfère être prête.  Je ne veux pas songer à cela. Edward mourra dans mon lit. Pas sur le champ de bataille.

Plus j’observe la petite Neville, plus la haine m’anime. Ils veulent détruire ma maison ? Je détruirais la leur. Il ne faut pas douter de cela. Ils disent que mes yeux sont verts tels ceux d’un dragon. Mes flammes vont bruler leur famille.


« Oh l’amitié est un sentiment si respectable. L’exemple de l’entente entre les York et les Neville en est la preuve même. Nous formons tous une belle famille. George doit se trouver chez le roi. » Venez je vous accompagne » dis je en lui appuyant ferment sur le bras
« Comprenez moi. Je doute que votre père apprécie l’idée. Sa vertueuse fille voit un homme, seule dans une chambre. Non.Si le roi et moi-même sommes avec vous, votre réputation est sauve. N’est ce pas d’ailleurs le roi d’une reine, mais aussi d’une cousine, que de protéger les plus jeunes et les plus ignorantes

Les appartements du roi ne sont plus très loin. Le roi serra fort surpris de la voir déambuler dans cette aile du palais.  Tenant le bras d’Isabel, je continue ma marche. Je suis la souveraine de ce pays.Nul ne peut me contredire.Me désobéir.
« Suivez moi » annonçais d’un ton les plus glacial.
Même une Neville doit se soumettre à mes ordres Cette effrontée va se plier à ma volonté J’avais ouvert mes bras à cette enfant. Son orgueil fut plus grand.Elle ne m’aime pas. Bien. Je vais lui apprendre à me craindre. J’en prend dieu à témoin.




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Just give me a reason [Isabel Neville feat Elizabeth Woodville]

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