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 I'm made for you feat Edward IV

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♣The White Queen♣
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◆ DATE D'ARRIVEE : 03/07/2013
◆ MISSIVES ENVOYEES : 721
◆ LOCALISATION : Londres

MessageSujet: I'm made for you feat Edward IV Sam 17 Aoû - 13:16



Ft.Edward and Elizabeth

Le printemps serai bientôt la, prochainement du moins toute la cour l'espérait. Malgré cela il faisait froid cette nuit peut être même trop froid. Une légère bise venait de cesser quand tout d'un coup, la pluie s'abattit sur le palais de Westminster. Au moins, il n'y aurait pas de sécheresse bien qu'il ne fallait pas que celle-ci soit trop abondante pour ne pas détruire les récoltes. L'odeur de la pluie était quelque chose de particulier. Cette odeur je la connaissais depuis ma plus petite enfance. Une senteur familière, qui avait de quoi me rappelait de bons souvenirs. Souvent à Grafton dans le manoir de mes parents, je sortais la nuit pour courir sous l'eau avec mon frère Anthony. Ce n'est que plus tard que j'entendis des rumeurs sur la sois disant ascendance de ma famille et de cette déesse des rivières nommait Mélusine. En tout cas, j'adorais cela.

Il doit bien être dans les quatre heures et même la petite populace du château ne s'est pas réveillée. Mais ce soir, la pluie n'avait pas la même signification. Je ne sais pas  pourquoi mais j'étais d'humeur maussade certainement en raison de ma délivrance qui avait eu lieu il y a plus de quinze jours. Quittant mon lit à l'aide d'une chandelle, je me dirige vers la porte d'enfance afin de pénétrer dans une petite pièce où trône au milieu un berceau avec en son centre un nouveau né. Oui voilà mon nouveau trésor, ma petite fille Cecily. Je ne pourrais pas expliquer la cause de ce sentiment que je nourris à son encontre. Nous serons elle et moi très lié comme si un fil nous reliait l'une à l'autre.

Caressant le front chevelu du nourrisson je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il me faut un fils, un petit prince de Galles. Après trois filles, Edward finira pas se lasser de moi. Pourtant, je sais que je ne suis pas la cause de ce problème. J'ai déjà donné deux garçons à mon précédant époux.

Alors, la providence nous abandonne t-elle ? Non j'irais voir ma mère demain. Dans les prochains mois je devrais à nouveau être grosse pour porter en mon sein cet enfant tant désiré. Cependant, ne croyez pas que je n'aime pas Cecily, Mary ou Elizabeth mon ainée. Non pas du tout. Le roi les adore. J'en suis moi-même folle. Fort heureusement je ne délaisse pas pour autant Thomas voire Richard Grey. Ils sont de mon sang, ils sont ma vie.


Sur un sofa, la nourrice que j'ai choisi ce repose tandis que je donne un dernier baiser à ma petite fille avant de retourner dans mon lit. Depuis mon confinement tous me croient oubliés. Seulement grâce à mes dames de compagnies les plus fidèles accompagnés des chambrières je suis au courant de tout. Je crains une rébellion de Warwick. Enfin, je n'ai pas de raisons de m'inquiéter. Encore une fois l'accouchement à dû me rendre plus fragile. Cela ne saurait durer. Il me faut redevenir rapidement la femme que je suis, la reine que je suis devenu. La vie ne m'a pas épargnée jusqu'ici.

M'approchant de la fenêtre je songe que c'est par une nuit pareil que me fut enlevé mon époux enfin mon feu mari John Grey. Fermant les yeux, je l'imagine sur son cheval dans la boue trébuchant avant de tomber finalement sous le regard du chef des York lors de la bataille de saint Albans. Ouvrant les yeux, la dame queje suis pria de tout son coeur pour que jamais son époux, ce nouvel époux ne lui soit enlevé sur le champ-de-bataille. J'aimais trop le roi pour souffrir de sa disparition. Il était devenu le centre de mon univers avec les enfants..J'aimerais me rendormir, rêver de l'homme un peu trop présent dans mon coeur. J'aimerais cesser de penser à lui, de retourner à mes anciennes occupations. Ne sachant que faire au milieu de l'obscurité, je rejoins mon lit.
Déjà que certains m'accusaient d'être une sorcière alors s'il me voyait ne pas dormir. Un long soupir à fendre l'âme traverse mes lèvres non poudrées. Je ne devrais surtout pas réveiller le souverain qui est encore dans les bras de Morphée qu'il me plairait tant de rejoindre. Edward n'a jamais respecté les durées de confinements lors de mes grossesses. Une fois que je suis entrée dans cette pièce, il vint de visiter avant la naissance de l'enfant puis encore plus une fois la délivrance accomplie. Serais je une enchanteresse ? En tout cas j'aime imaginer que mon homme ne puisse pas se passer de moi. S'il me laissait j'en mourrais.

Je suis là donc dans ma chambre, allongée sur mon grand lit dont les rideaux blancs me cachent du reste du monde, de mes servantes et de la lune qui pourrait bien me consoler, mais que je n'ose regarder. Tout me parait froid et sans vie dans mon cocon où une évidente chaleur émane, mais que je ne ressens pas le moins du monde, restant dans la nostalgie qui m'a envahi à mon réveil.
Mes yeux commencent à s'habituer à la pénombre et j'aperçois les motifs sur ma couverture me recouvrant tout entière. Il fait bon et me corps commence à se détendre et à se réchauffer. Mes doigts trouvent une boucle de cheveux Ils s'entortillent autour comme prient au piège, comme moi en vérité. Oui, je suis prise au piège dans les jeux de l'amour.

Un autre soupire m'échappe de nouveau. Je suis la reine et je ne pense que comme une jouvencelle. Même Isabel Neville ne doit pas être aussi cruche que moi en cet instant ! Toutefois, cela ne m’empêchai pas de ressentir le besoin de me rapprocher de lui. Ne dormant presque pas vêtu, je peux caresse doucement sa joue parce que j'en ressens simplement le besoin. Je sais qu'il vient de me prouver son amour sans que je lui demande. Il devance souvent mes attentes.
Je me retourne dans mon lit, je n'aime pas penser, cela me faire réfléchir à des choses dont je voudrais à tout prix éviter.

Je lâche la boucle qui était enroulée autour de mon doigt et la remet là où elle devrait être. Ma tête disparait entièrement sous les couettes et je ferme les yeux, essayant d'oublier tout ce que j'ai pu ressentir ou tout ce que je ressens à cet instant. La journée c'est pourtant déroulée comme d'habitude, sans que mes soucis fassent surface ! En fait, j'en ai assez de devoir rester dans cette chambre alors que mes grandes choses se passent derrière cette porte. La politique occupe l'esprit de mon époux.

Si seulement je pouvais l'aider. Et comment vont les Woodville ? Je ne sais pas, je n'en sais rien. Je devrais les revoir lors du baptême de la petite Cecily rapidement quand la cour viendra me saluer après la cérémonie à laquelle je ne peux être ,car ma cérémonie de relevailles n'a pas eu lieu. Maudites soient ses convenances ! Je serre les dents, ma respiration se saccade et tout ce que je peux faire c'est gardé tout cela dans un coin de ma tête

Soudain je me retourne vers mon époux. Je ne saurais pas assez le remercier d'être venue ce soir me tirer de ma solitude. Lovant sa tête sur son torse, je dépose sur celui de très léger baisers. Certes Edward doit certainement avoir des maitresses, enfin je savais en l' épousant sa réputation. Néanmoins, je ne peux pas me passer de lui. Continuant mes baisers, je profite du fait qu'il dorme pour lui dire tout bas au creux de son oreille
« Edward, je t'aime tellement ». Je sais que nous devons nous vouvoyer, nous respecter, mais je en sais pas la raison de mon besoin d'amour. Laissant ma tête sur lui, je crois que je le sens bouger. Oh non moi et mes turpitudes féminines avons troublé son sommeil. Ramenenant ma chevelure blonde vers moi, je me précipite sous le drap pour fermer les yeux. Un ange ? Non en vérité, je gloussais sous ma protection telle une enfant. Je sais très bien qu'il aura le dernier mot. Juste, je ne préfère pas croire qu'il a entendu ma phrase de peur qu'il se moque de moi. Voilà, je rougis déjà .

© Belzébuth
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MessageSujet: Re: I'm made for you feat Edward IV Mar 20 Aoû - 12:28



Ft.Edward and Elizabeth

Voilà bien des années que je partage le lit de Elizabeth Woodville. Dieu seul sait combien je l'aime. Depuis que je l'ai rencontré je ne pense qu'à elle jour et nuit. Lorsque je pars sur le champ de bataille, c'est en pensant à elle que je remporte des conflits. Elle est celle qui fait battre mon coeur. Ensemble nous avons eu trois magnifiques filles... Trois filles. Je sais qu'il n'est pas évident pour elle de voir naitre une fille, connaissant les attentes de la cour, mais peu m'importe. J'aime mes enfants et je sais qu'un jour elle mettra au monde un héritier. Après tout elle a eu deux fils avec le défunt John Grey, je ne vois pas pourquoi Dieu ne nous donnerait pas d'héritier.

Je connaissais les protocoles mieux que quiconque dans ce palais et pourtant ce soir je les ai enfreins. Quand je n'étais encore qu'un enfant, j'ai toujours pensé que les règles étaient faites pour être contournées. Ce soir j'ai de nouveau transgressé la règle et je partage pour la nuit le lit de celle pour qui je vis. Je savais parfaitement que si cela venait à se savoir ma mère et les femmes de la cour seraient outrées, mais il m'est impossible de passer du temps loin d'Elizabeth. Et puis, je savais qu'elle avait besoin de me voir. Il est difficile pour elle d'être seul, je ne serais pas un bon mari si je la laissais dans sa solitude. Pour éviter que tout Westminster ne soit au courant de notre nuit dans les mêmes draps, j'avais fait très attention. Je suis un habitué des visites nocturnes et je sais comment m'y prendre. Mince alors je suis roi d'Angleterre, si j'ai décidé que je passerais la nuit auprès de mon épouse, je le ferais.

En pleine nuit je sentis la place d'Elizabeth froide et vide. J'ouvris les yeux quelques secondes. Elle n'était plus à mes côtés, les pas se dirigeants vers la "chambre" de Cecily me rassurèrent. Je sombrais de nouveau dans un sommeil lourd et serein. La pluie qui tombait sur l'Angleterre ne me gênait aucunement, bien au contraire elle me berçait.

Je ne saurais vous dire combien de temps Elizabeth est restée auprès de notre enfant. Tout ce que je sais, c'est qu'elle regagna le lit conjugal sans dire un mot et sans un bruit. La discrétion dont faisait preuve mon épouse était un atout pour l'Angleterre. Elle ne faisait aucune vague dans le royaume. Elle respectait toujours les règles, du moins aux yeux de la cour. Je sais ô combien il lui arrive de n'en faire qu'à sa tête. C'est comme ça que je l'aime et pour rien au monde je ne voudrais qu'elle change. Vous savez, Elizabeth sait que je ne suis pas le style d'homme à être des plus fidèles. Mais elle sait faire la part des choses. Les femmes, avec lesquelles il m'arrive de passer une nuit ou deux, ne sont rien à côté d'elle. Elle sait que je n'aime qu'elle. Il est rare pour un souverain de pouvoir épouser une femme qui l'aime. J'ai eu cette chance et je ne regrette nullement d'être allé contre la volonté de mon cousin, le comte Warwick.

Ne prêtant plus attention à ce qui se passait autour de moi, je me laissais tirer vers le pays des rêves. Mes deux dernières nuits ont été plutôt agitées, il m'arrive de faire des cauchemars. Dans ces mauvais rêves, ma peur la plus grande se réalise. Je suis trahi par les miens, ceux qui m'entoure au quotidien. Par chance, cette nuit je ne cauchemarderais pas. La présence de Elizabeth aura surement eut raison de ces sombres pensées.

Je sentis Elizabeth revenir dans le lit. Son corps était proche du mien et bientôt sa tête vint se poser contre mon torse. J'aime plus que tous ces petits moments rien qu'à nous. Ils se sont faits tellement rares depuis la naissance de notre petite dernière. Je sais que les règles sont les règles, mais vous savez, il est difficile pour un homme marié de ne pas avoir le droit de voir celle qu'il aime. Je gardais les yeux fermés bien que je sois de nouveau réveillé. Je sentis ensuite les lèvres de ma chère épouse et je ne pus retenir un petit sourire. Le contact de ses lèvres sur ma peau me faisait tant de bien. Il m'est si difficile de passer mes nuits loin d'elle que je ne souhaite qu'une chose ; que cette nuit soit parfaite. J'écoutais les battements de son coeur : « Edward, je t'aime tellement. » Je ne savais pas si elle me pensait éveillé ou si elle le disait pour elle, mais une chose était tout de même surprenante. Contrairement à l'habitude, elle ne m'avait pas vouvoyé. Je n'en pris pas note tout de suite, après tout elle ne devait se parler qu'à elle-même.

Restant près d'elle je ne pouvais rester plus longtemps assoupi. Ouvrant les yeux je ne pus que constater le fait que Elizabeth s'était cachée sous les draps. Un petit rire discret sorti de ma bouche. Avant de dire quoique se soit je soulevais les draps pour voir ce que faisait ma femme. Et un nouveau sourire, plus grand que le précédent se dessina sur mes lèvres lorsque je la vis avec un teint rosi. « Elizabeth, seriez-vous gênée par une quelconque chose ? » Je connaissais déjà la réponse, le fait de m'avoir tutoyé devait l'avoir profondément surpris elle aussi. Je ne lui en voulais pas, après tout nous sommes entre nous. La voir aussi gênée avait tout de même quelque chose d'amusant. Vous voyez, même après des années de mariage, j'en apprends toujours un peu plus sur elle et c'est surement ce qui est magique dans notre union, si l'on met de côté le fait qu'il s'agisse un mariage d'amour et non d'intérêt.

Même dans le noir, je pouvais parfaitement distinguer les traits fins de son visage. De jour comme de nuit, Elizabeth était la femme la plus belle qu'il m'ait été donné de voir. Je me rapprochais d'elle en me mordant la lèvre inférieure. Le palais n'était pas encore éveillé et pourtant elle semblait ne pas avoir beaucoup dormi et la fatigue pouvait se lire sur son visage. Je ne sais pas ce qu'être seul pendant des jours, mais j'imagine aisément que ça ne doit pas être facile au quotidien, ne pas avoir l'opportunité de voir son mari et ses enfants comme on le voudrait, être isolée en attendant que son bébé soit présenté à la cour. Il est certain que je n'envie pas mon épouse, mais je la trouve très courageuse. Pour le lui montrer je déposais un baiser sur ses lèvres. Un peu d'amour et de réconfort ne devrait pas lui faire de mal.

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MessageSujet: Re: I'm made for you feat Edward IV Mar 20 Aoû - 22:21



Ft.Edward and Elizabeth

Plusieurs fois, je m'étais félicitée du fait que sa chambre de jeune accouché disposait des fenêtres et non de meurtrière pour simple ouverture. Avant même que l'enfant naissance, je devais rester dans le noir les dernière semaines de ma grossesse. Une fois la chose faite, j'avais pour obligation d'attendre sa cérémonie de relevaille qui fort heureusement n'allait plus tardé. Enfin, je l'espérais. Heureusement que ne pouvait compter sur l'amour de son époux ou peut être ses appétits masculins pour ne plus garder mon lit froid. Ce n'est pas un secret pour personne, la reine aimait dans tous les sens des termes celui qui fut oint en tant que roi d'Angleterre. Cela devait certainement être dû à notre mariage exceptionnel. En effet, aucun monarque ne pouvait se marier par amour. Son union était avant tout politique. Alors, pourquoi Edward m'avait choisit quand beaucoup de femmes se pressent pour devenir sa maitresse même le temps d'une nuit. Je ne saurais l'expliquer.

Sous mon drap, je me remémore nos rencontres sous le grand chêne, dans le manoir de mes parents puis dans le jardin de roses. Bien que toujours caché, je continue de rire en songeant qu'il m'avait affirmé être heureux en bataille comme en amour. Jamais, je ne lui avouerai ,mais lorsqu'il fut partie au combat, je regrettais amèrement de ne pas avoir céder à ses avances. Puis, il revint, fit de moi son épouse légitime.

S'en suivit deux semaines parfaites d'amour dans un relais de chasse. Avant que je doive encore attendre une missive de sa part. Une larme me vint en visualisant notre première année de mariage, moi enceinte d'Elizabeth notre fille me rendant à Westminster pour être couronnée reine d'Angleterre. Je voudrais tant préserver notre bonheur. Toutefois, j'ai épousé le roi et non un nobliau. Il doit faire face à ses ennemis. Non, nous devons faire face ensemble.
En pensant à nos premiers moments, une phrase me revint à l'esprit « Je pourrais mourir demain à la bataille ».Je craignais cette issue plus que tout au monde. Mon époux ne devait pas mourir prochainement, encore moins de cette manière. Il soit combattre pour nous. Dieu ne me ferait pas ça. Soudain un frisson me parcourt. Pourtant; les étoiles ne prévoient rien de tel. Je redoute que les temps à venir ne seront pas facile. Quoiqu'il en soit, le partit de mon mari triomphera. J'en suis persuadé. Maudit soit ce Warwick qui ne m'aime pas. J'ai beau avoir pris pour dames de compagnie ses deux filles, je sens son regard sur moi qui pèse. Il m'observe.

Seulement, en venant me rejoindre, en attendant mon appel muet, je reste persuadée de ne pas avoir perdu la confiance de mon maitre. Son cousin ne supporte pas de perdre de l'influence. C'est que le roi n'est plus un enfant. C'est un homme qui décide seul. Or, on m'impute des actions que je n'ai pas faites sous prétexte que je cherche à le diriger. Tout cela est absurde !
Caressant mon alliance, une petite couronne que j'ai sortis des eaux grâce à un stratagème de ma mère, je me décide qu'il est temps que j'agisse de nouveau. Les courtisans me critiquent sans n'avoir aucunes raisons valables. Je consens que mon hymen n'avait pas d'avantages diplomatique, mais il a permis à leur roi de trouver une stabilité et une famille qui l'aime. D'autant plus que ma fertilité est avérée. Un garçon viendra bientôt, plus vite qu'il ne le pense.

Ensuite, je ne peux pas dire que je suis une souveraine parfaite. Par le passé ayant moi-même servie Marguerite d'Anjou, je sais que je suis plus facile qu'elle. Ma naissance ne me permet pas malgré les quartiers de noblesse de ma mère, de me vanter comme elle. J'essaye d'être plus douce et de pratiquer l'aumône envers les pauvres dès que je le veux. Se faire aimer du peuple est une priorité pour moi. Mon mariage étant secret au début, je leur prouve ainsi que je suis une bonne reine du mois je le souhaite. Toujours bien assise dans mon siège, droite et les mains posées sur mes genoux. Il n' y a que lors des banquets où je suis plus détendue.

J'essaye de pouvoir sortir un œil de ma cachette sans toutefois le décider. Qui sait qu'elle vengeance mon mari va me faire subir pour avoir dérangé son sommeil. Néanmoins, il fait vite que ce petit jeu se termine pour que je puisse me réconforter dans ses bras tant l'orage qui menace au dehors commence à devenir plus fort. Je suppose qu'il reflète assez correctement les sentiments qui m'habitent durant ses dernières semaines. Le vent souffle, encore plus fort. Je rends grâce à mon époux de m'avoir rejointe. J'espère que mes filles n'en ont pas peur notamment Bessie l'ainée. Néanmoins, je peux affirmer qu'elles ont héritées du sommeil de plomb de leur père. Parfait mélange de nous deux, je ne peux deviner quel caractère elles auront. Volcanique comme nous deux, je suppose.

On murmure que c'est moi qui a envoûté le roi, enfin l'homme qui dort à mes côtés quoique je pense qu'il s'agit de l'inverse. Bonne lancastrienne, j'ai perdis tous les moyens en le voyant descendre de sa monture le heaume orné d'une couronne. L'air venait de se rafraichir, ce qui n'aidera pas les gens à se réchauffer dans les diverses salles du palais. Les cheminées sont insuffisantes. Alors, j'avoue que je trouve un certain aspect pratique à devoir partager mon lit. Une fois les tentures fermés, il fait un peu plus chaud. Dire que dans les faubourgs londoniens on peut dormir à quatre dans un même lit d'après les dire d'une femme de chambre de la duchesse Cecily, ma chère belle-mère.
Puis je dois l'avouer j'aimais sentir son corps près du mien. Certes avant de l'épouser, j'avais déjà été marié. John était doux, gentil. En outre il me respectait.

Cependant, rien de ce que j'avais connu ne ressemblait à mon ancienne vie maritale. L'amour certainement. Le plus difficile pour moi était de me rappeler chaque jour nos rangs de monarques de cette ile. Cela impliquait de respecter des codes, des convenances alors que j'aspirais parfois à une certaine simplicité. Pourtant, être digne devant Warwick, sa femme Anne et ma belle-mère me faisait jubiler. Ils devaient tous plier les genoux pour moi, être quasiment à mes pieds. Cela est agréable en réalité.

J'entendis son rire, si franc résonnait presque dans toute la pièce. J'aurai pu le reconnaitre entre mille. Soudain, je sentis ses mains bouger au-dessus de moi, m'obligeant à lui faire face. J'étais donc découverte. Je tentais tant bien que mal de me contenir , de ne pas sursauter ni rire. Intérieurement, je me trouvais stupide. J'avais beau avoir dépassé la trentaine, la vue de cet homme. Une gamine ! J'étais ainsi, il ne me restait plus qu'a assummé. Ensuite, je me persuadais qu'aucune femme ne résisterait à son charme. Selon moi, il était le plus beau de sa fratrie voire le plus beau de tout le pays. Jamais je ne me lasserais de le regarder, d'être sa compagne. Quant à moi, j'essayais de rester la plus belle femme du pays comme il le disait si bien. J'avais peur de ne plus lui plaire, qu'il ne m'aime plus. Edward n'est pas un époux calme. Néanmoins, je me moquais de ses maitresses passagères.

Lentement, j'essayais de me redresser dans le but de pouvoir me faire une beauté comme on dit. Prenant entre mes doigts, une de mes mèches, je laissais tomber toute tentatives. Riant avec lui, je n'arrivais pas à rester tranquille. La bonne humeur communicative de l'ancien duc d'York m'avait gagné. Une lueur de défi brillait dans mon regard. Certes on disait que seul les femmes des bas quartiers tutoyait leurs amants. Sans vouloir devenir une catin, j'aspirais à une plus grande proximité.
« Votre Majesté, je ; Oh Edward vous savez bien ce que je viens de faire. «
Finalement, il m'embrassa pour mon plus grand bien, chaste de baiser que je savais fort bien rendre plus fougueux. Prolongeant notre étreinte, je souris puisque je venais de réussir à renverser mon époux sur le dos ce qui me permettait de le dominer pour de brèves secondes je le savais déjà. Toute mon énergie ne pourrait pas lutter face à sa force. Doucement je me penchais en avant pour murmurer dans son oreille
« D'ailleurs je compte bien recommencer. Tiens toi près cher époux ». Gloussant, j'espérais réussir à ne plus avoir peur.
« J'espère ne pas avoir dérangé le sommeil de mon roi. « Passionnément je me blottis dans ses bras avant que je perde tout repère avec la réalité. Même âgé, j'admirais encore Edward. Passant mes mains dans ses cheveux, je ne pus m'empêcher de tirer sur quelques mèches. Comme j’ai prononcé son prénom
« Est-ce que je vous ai manqué Edward ? Je suis certaine que oui mon amour. Il est grand temps que je revienne à vos côtés «


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MessageSujet: Re: I'm made for you feat Edward IV Ven 23 Aoû - 12:47



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Vous savez ma vie n'a plus le même sens depuis ce jour où j'ai rencontré Elizabeth Woodville sous ce grand chêne majestueux. Certes mon cousin Richard Neville m'avait, comme à son habitude, bien fait comprendre que le roi d'Angleterre n'avait rien a faire sur les terres d'une famille jusque là du côté des Lancastre. Mais je ne regrette pas d'avoir été contre sa volonté. Si je n'avais pas décidé de faire comme bon me semblait, je n'aurais jamais pu être l'homme que je suis aujourd'hui. C'est à dire un homme heureux, comblé. Si je n'avais pas rencontré Elizabeth et ses deux garçons ce jour là, je n'aurais jamais eu les trois merveilleuses filles que mon épouse m'a donné. Vous savez, j'ai pour principe de ne jamais regretté ce que je fais. De toutes les décisions que j'ai pu prendre, épouser Elizabeth a surement était celle dont je suis le plus fier aujourd'hui.

J'ai passé la nuit aux côtés de ma chère et tendre femme, je ne le regrette pour rien au monde. La savoir près de moi me rassure. Elizabeth a su faire de moi un homme meilleur. Ce que je dis là ne sont nullement des paroles en l'air, je les pense vraiment. Alors certes je ne suis pas un homme parfait, pour preuve je détourne quelques règles pour pouvoir sentir le corps de mon épouse contre le mien. Mais une chose est certaine, je n'ai rien a envié à un autre. Je pourrais laisser ma couronne pour elle, rien que pour pouvoir entendre son rire, je déplacerais des montagnes. Je n'avais qu'une hâte en cette nuit pluvieuse, pouvoir retrouver la femme que j'aime, ne plus à avoir passer une nuit de plus loin d'elle et avoir l'autorisation de la voir quand bon me semble. Je sais ce que vous vous dites, je le fais déjà. Certes, mais ça n'a rien d'officiel, seuls elle et moi savons que nous passons la nuit dans le même lit.

Je vous ferais grâce de tout l'historique de mon histoire avec Elizabeth. Je suis pratiquement sûr à cent pour-cent, que quelque soit vos origines, vous en avez déjà entendu parlé. Je souriais bêtement en repensant à tout ce que j'ai pu vivre à ces côtés. Notre mariage secret, son arrivée à Westminster, notre premier enfant. Tant de bons souvenirs qui resteront à jamais dans ma mémoire.

Je regardais celle qui me rend heureux. Malgré la nuit, elle est toujours aussi belle. Vous savez, j'ai dû allez à l'encontre de ma propre cour pour qu'elle puisse venir me rejoindre à Londres. Encore aujourd'hui, beaucoup pensent qu'elle m'a ensorcelé et qu'elle me mène à la baguette. A ces personnes, je répondrais qu'elles n'ont jamais connu l'amour. Seuls ceux qui savent ce qu'est l'amour peuvent comprendre toutes les décisions que j'ai pris suite à ma rencontre avec Elizabeth, les autres continueront à penser ce qu'ils veulent, à déverser leur jalousie dans tout le royaume, peu m'importe. Quand je vous dis tout cela, j'ai bien sûr en tête mon cousin, le comte Warwick. Lui plus que n'importe qui d'autre rage de me voir auprès de mon épouse et pour cause. Tous ces plans sont tombés à l'eau, fini la grande confiance que nous avions. Finis ses projets de me faire épouser une française. Finis ses ambitions personnelles. Rien qu'en y pensant j'eus tout même un petit pincement au coeur. Si je suis roi en ce jour c'est bien grâce à lui, mais il doit aussi faire avec maintenant. Je ne suis pas une marionnette que l'on guide selon ses envies.

Je sais que dans votre coin, vous devez vous dire que le pouvoir m'est monté à la tête, que je snobe celui qui m'a dégagé la voie vers le trône. Il n'en est rien. Vous savez une fois que vous êtes roi tout change dans votre vie. Vous ne fréquentez plus les mêmes personnes. Celles qui sont autour de vous, vous envie et souhaiteraient même prendre votre place par simple jalousie. Et bien Richard fait parti de cette catégorie de personnes. Il jalouse le fait que j'ai épousé une femme que j'aime, que mon mariage soit un mariage d'amour et non un mariage d'intérêts. Que ce sentiment lui fasse le plus grand bien, je ne le punirais pas pour sa bêtise.

Alors que je me perdais petit à petit dans mes pensées, je sentis qu'Elizabeth se redressait dans notre lit. Je dirigeais donc mon regard vers elle avec un petit sourire. C'est une reine parfaite, sa beauté n'a pas d'égale dans tout le royaume. Je fis la même chose qu'elle. La couette glissa le long de mon torse. La nuit était fraîche et je sentis quelques frissons me parcourir le dos. Mais peu importe, le son de sa voix me rappelais à notre petite conversation qui avait débuté par une petite phrase de sa part. « Votre Majesté, je ; Oh Edward vous savez bien ce que je viens de faire.» Je savais parfaitement pourquoi elle avait le teint un peu rosi, mais je voulais qu'elle le dise d'elle même. C'était une sorte de petit jeu. Après tout je suis roi, ce n'est pas à moi de deviner non plus. Je rigolais bien volontier en y pensant. Ne voyant pas le coup venir elle me poussa et je finis sur le dos. Je savais qu'elle aimait les défis, mais là c'était perdu d'avance pour elle. Ne quittant pas des yeux mon épouse, je la laissais continuer. « D'ailleurs je compte bien recommencer. Tiens toi près cher époux.» Oh voyez-vous cela ma chère et tendre femme compte continuer le tutoiement. En somme ça ne me dérangeais pas vraiment, du moment qu'elle ne le fasse que lorsque nous ne sommes que deux et si possible dans la chambre pour éviter qu'une personne extérieure ne puisse l'entendre. Elle était toujours au dessus de moi, je n'avais pas très envie de la faire basculer pour prendre le dessus. Après tout nous étions bien comme ça. Je passais juste mes mains sur ses hanches avec un petit sourire amusé. Elle s'exprima pour me faire part de son inquiétude s'agissant du fait qu'elle m'ait réveillé. Je chassais cette idée, j'avais suffisamment dormis... « Est-ce que je vous ai manqué Edward ? Je suis certaine que oui mon amour. Il est grand temps que je revienne à vos côtés.»

La dernière question posée était vraiment bête. Bien sûr qu'elle m'avait manqué. Je n'arrive pas à me passer d'elle et je suis certain qu'elle en est consciente. « Dites-moi donc Elizabeth, je veux connaitre la cause de ces rougeurs ! » C'était plus qu'un amusement de jouer le mari ignorant et je savais qu'elle ne me laisserais pas sans réponse. J'attendais donc avec un petit regard de chien battu. Ce petit regard ne dura pas bien longtemps, je devais reprendre mon sérieux juste quelques secondes pour lui parler du tutoiement entre nous. « Je suis prêt Elizabeth, mais attention pas de tutoiement devant la cour. Ça restera entre nous, d'accord ? » Il valait mieux mettre les choses au clair de suite. Je voulais avant tout éviter le moindre petit incident devant le comte Warwick, il n'attend que ça et je ne compte pas lui servir cette erreur sur un plateau. Avant de répondre à sa dernière question je la fis basculer pour cette fois ci prendre le dessus. Je déposais un petit baiser sur son omoplate. « Vous m'avez manqué et bien plus que vous ne pouvez imaginer Elizabeth. Je suis de votre avis, il est plus que temps pour vous de revenir auprès de moi.»

Son absence n'avait que trop durer. Certes il s'agissait là d'un des nombreux protocole suite à la naissance d'un enfant royal. Seulement les autres ne peuvent imaginer la souffrance que peuvent endurer les parents. Ne pas pouvoir passer la nuit ensemble est une véritable souffrance. Et puis je n'ose imaginer ce que ressent Elizabeth, rester seule dans la chambre doit être un supplice pour elle qui ne supporte pas la solitude.

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MessageSujet: Re: I'm made for you feat Edward IV Sam 24 Aoû - 19:52



Ft.Edward and Elizabeth

Souvent il m'arrive de songer au fait que si je n'avais pas rencontré Edward, ma vie eu était probablement tout à fait différente. Je serais certainement aujourd'hui mariée de nouveau à un homme respectable pour le bien de mes fils sans connaitre les sentiments que j'éprouve pour cet homme dormant à mes côtés. Remarquez s' il était mort au combat la semaine après nos épousailles c'est ce qu'il m'avait enjoint de faire pour ne penser à lui que dans mes prières. Comment pu t il croire que je pourrais aussi aisément l'oublier? Enfin, je veux dire cette semaine à certainement était la plus belle de toute mon existence. Oh seigneur, je suis si heureuse de connaitre une telle félicité. Je suis persuadé que lui et moi devions nous rencontrer , cela était une obligation voire le dessin de Dieu. Aujourd'hui encore, je suis totalement sous son joug. Certes, nous n'avons plus les mêmes rapports que les deux jeunes effrontés que nous étions sous cet arbre

Je crains qu'un jour, il se lasse de moi préférant m'oublier au profit d'une concubine. Que me resterait -il hormis mes yeux pour pleurer ? C'est pour cela qu'il faut que je me batte. On affirme que les hommes sont moins " fleurs bleus "pourtant mon époux qui est aussi le roi me montre continuellement des marques d'affections bien qu'il aime ordonner d'une voix douce trois petits mots " au lit femme ". Rien que de les entendre, mon esprit entier s'abandonne à lui. C'est ainsi. Je crois comprendre maintenant ce qu'est l'amour tel que le racontait Mère au coin du feu dans notre manoir. Je serais capable de tout pour lui, il faut en être persuadée. En regardant cette chambre, je me revois là assise en tailleur en train de coudre sous le règne de la mauvaise reine. Douce, docile j'attendais parfois au coin de la fenêtre des nouvelles de ses York, mes ennemis. Je méprisais le père de mes filles, ce grand garçon qui plaisait tant à la gentes féminine alors que Grey voulait m'envoyer loin de la cour soit loin des hommes. Sans la guerre, je serais certainement encore ici à me complaire dans une vie banale. Or c'est moi qui siège en haut maintenant.

En outre cela déplait à beaucoup de gens y compris des proches du roi. Le regard de Hasting lorsqu'il me vit la première fois en serrant les deux menottes de mes fils me glace encore ,alors que nous sommes de bon ami à l'heure actuelle . Il devait penser que je devais être une nouvelle conquête, un gibier facile pour le chasseur qu'était ce jouvenceau d'Edward. Aucun père du pays d'ailleurs ne voulait que sa fille passe trop près de lui. Le mien fut surpris de le voir dans notre salon le lendemain de ma rencontre avec lui. J'étais totalement déboussolé puisque la veille, il était partis rapidement juste après m'avoir affirmé qu'il était chanceux à la guerre comme en amour puis m'avoir déposé un baiser dans le creux de la main. Sa rencontre avec père fut horrible pour moi ,car mes frères crurent bon de l'agresser en évoquant les batailles passés . Quant à moi tous me nommaient putain pendant des semaines sans que rien ne donne du crédit à leurs accusations. Je pris un malsain plaisir à les voir s'agenouiller devant moi trois mois plus tard suite à l'officialisation de mon nouvel état de femme mariée et donc reine d'Angleterre, d'Irlande et de France.

Par contre, deux personnes eurent du mal à plier les genoux, j'entends par là ma belle-mère la duchesse Cecily, jalouse de devoir quitter les appartements royaux puis Lord Warwick. C'est que je ruinais ses projets français pour lesquels il a reçu beaucoup de pièce d'or. Mais, il devait accepter la décision du roi à travers qui dieu s'exprime. Edward m'avait choisi entre toute parce qu'il m'aimait tout simplement. Le royaume tout entier aspirait à l'amour à présent. Je regrette qu'il ne veuille pas agir de même avec notre fille ainée. Penser que celle-ci est déjà fiancé au fils du roi de France me semble trop prématuré en raison de ma propre histoire en tant que femme. Or je ne contredirais jamais mon époux. J'ai en lui une confiance aveugle. Je fais mon possible pour qu'il soit heureux auprès de moi pour trouver le temps de ne pas avoir sans cesse dans l'esprit les affaires de l'état. Il a conquit sa couronne au péril de sa vie. Moi-même ancienne lancastrienne, je trouve que nous vivons mieux sous l'auréole de la rose blanche. Il y a moins de pillage, le pouvoir est plus stable. Certes le roi Henry est un saint homme. Seulement tout est dit. Il n'est pas apte à gouverner ni lui, ni son épouse qui a eu son fils avec son amant de l'époque lord Suffolk.

Fort heureusement, nul personne ne contredira la légitimé de mes enfants. J'essaie de m'attacher Edward le plus possible. Pour le moment, je crois réussir comme le prouve sa présence à mes côtés cette nuit. Nous n'agissons pas à la manière des nobles prônant l'amour platonique, le fin amor. Déjà parce que mon rôle est de mettre au monde des enfants et parce que ni mon époux ni moi ne pourriront le faire. J'aime sentir sa chaleur auprès de moi. Il me réconforte. Entendre sa puissante voix me donne la force de continuer. Cependant, je dois noter que les infractions qu'il commet pour venir me voir me rends ivre de bonheur. Seul lui et moi savons que nous sommes ensemble un peu tel deux jeunes mariés. Nous pouvons protéger notre nid douillé des bassesses des nobles de la cour. Tous verraient la un manquement à la religion.

J'aime croire que je suis pour lui quelqu'un d'indispensable. Malgré mon âge qui m'éloigne de ma jeunesse je me prépare chaque jour en espérant le voir. Caressant ma chevelure, je ris en pensant que tout le temps préparé à me coiffer est bien inutile. Edward vite fait de défaire ma coiffure. D'autant plus qu'il préfère pouvoir se perdre dans ma longue chevelure blonde.
Un éclair traverse le ciel, me donnant le prétexte de pouvoir me coller à lui. Malheureusement , je ne suis pas une femme faible si l'on peut dire. Quoique les éclairs m'ont toujours fait peur. La pluie continue de tomber, nous enveloppants de sa douce mélodie. Nous sommes isolés du reste du monde. En dehors du monde enfin je l'espère. Au loin on entendait déjà les hululements des nombreuses chouettes. Que nous réserves l'avenir ? Nul ne le sait. En mon fort intérieur je prie pour que la paix gagne cette île.

Comme si ma propre famille ne me tourmentait pas déjà. Je veux dire que Anthony n'est pas enthousiaste à mon projet de faire venir sa fille auprès de moi. Mary une de mes plus jeunes sœurs ne cesse de me parler de son mariage qui ne semble pas bien aller. Suis-je la cause de la tristesse de mes membres. Peut être je ne suis plus une Woodville ,mais uniquement une York. Je m'inquiète de les rendre malheureux. Non ils sont simplement ingrats. En me mariant si haut, je leur offre tout !Ils seraient temps qu'ils me montrent un peu de reconnaissance. Pour le moment les autres ne se plaignent pas trop. Quand même je les aide bien ! Mais je n'ai plus envie de trop les favoriser. Après tout je suis d'abord la reine avant leurs sœur. Est-ce qu'Edward pense ainsi ?
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Je ressentis des sortes de " papillons dans le ventre " lorsqu'il posa ses mains sur mes hanches comme nous avons l'habitude de le faire. Je ne sais pourquoi il me fait cet effet. Je suis obligé de laisser mes craintes en raison des gesticulations de mon époux coincé en dessous de moi. Je remercierai plus tard la femme de chambre d'avoir rallumer le feu durant notre sommeil sinon serions en train de grelotter sans cesse. Je tentais de deviner quelles étaient les intentions de mon souverain. C'est vrai, pour une fois il me laissait faire en se contenter de me détailler alors que je suis hum comment dire dans une situation fort impudique. En entendant sa voix autorité, je ne pu m'empêcher de sursauter. Ouh quel ordre ! Il était certainement le seul homme au monde, la seule personne qui pouvait me parler de cette façon. Or en lui d'en ressentir une certaine crainte, je savais bien ce qu'attendais mon mari. La preuve est qu'il cherchait à faire cette moue qui me faisait tant craquer. Naturellement je soufflais une de mes mèches de cheveux pour mieux le regarder. Me mordillant la lèvre, je chuchotais tout bas en ayant baissé les yeux

" Bien je crois monsieur que vous m'avez entendu vous déclamer mon amour. Or je ne sais pas si celui-ci est partagé " pouffant je crois bien que je me sentais ridicule
" Quand je pense mon père m'a fit de me méfier de vous et voilà que je suis dans votre lit sans le regretter le moins du monde"Je tâche d'être une épouse à sa hauteur, la reine dont il a besoin. On ne me voit que rarement fatigué, bien droite dans ma chaise. Je suis les conseils de chacun, m'efforçant d'être une reine humble, charitable en plus d'être pieuse. Lors des banquets je suis sans cesse souriante. Ne pas être tellement préparé pour supporter cette charge ne fait que renforcer mon envie de bien me comporter. J'ai étais ointe dans l'abbaye de Westminster, voilà ce que doit se mettre mes ennemis en tête. Je prie pour épauler convenablement mon époux. Ainsi, je joue mon propre rôle celle de première dame du royaume. Bien décidé à m'amuser, je fis mine d'être blessée par ses paroles

" Ne suis-je pas votre parfaite petite reine mon cher ? Qui vous dit que je parlais de cela, vous savez fort bien que je peux être fort surprenante "
Riant, je ne voulais pas lui rappeler sa déconvenue lorsque je déroba à une certaine époque sa dague avant de la pointer sur moi. J'allais ajouter quelque chose quand il reprit soudainement ascendant en me basculant. Voilà, je me retrouvais entre ses bras, la place que je préférais le plus au monde. Relevant mes mèches, je songeais que même de cette façon je ne me sentais en rien vulnérable. Je crois qu'il aimait aussi chez mon effronterie tant que celle-ci ne dépasse pas certaine limite. Instinctivement, je me tends pour déposer un baiser sur ses lèvres sans y parvenir ce qui m'agace autant que m'amuse. Soupirant j'écoute non je bois ses mots en priant que mon retour soit capable de faire fuir n'importe quelle gourde qui cru pouvoir prendre ma place. Souriante, je lui murmure

" Ah je suis heureuse de vous l'entendre rire et de me savoir irremplaçable comme vous l'êtes pour moi. Je suis curieuse de savoir ce qui vous a le plus manqué chez moi ? "
J'observe les yeux de mon monarque qui semble être parti ailleurs. A quoi pense t-il ? Mon orgueil de femme répondrais sans hésiter à moi et moi seule. Pourtant, je sais que ce n'est pas le cas. Il passe trop de temps à travailler. Je fais mon possible avec William pour l'aider ainsi que le fait je le suppose Lord Warwick. Je redoute le fait qu'il fasse passer ses propres intérêt avant ceux du royaume ce qui pourrait être fatale pour nous. Il n'a pas intérêt à nous trahir. J'y veillerai personnellement.

Le problème est que ce fou à fait la promesse à son ainée ma dame de compagnie Isabel de la marier à mon beau-frère Georges. Certes ce mariage ne m'enchante guère puisque je ne veux point voir ses Neville si proche de mon trône ,mais le roi à prit seul sa décision de refuser. Cela n'a fait que renforcer la haine qu'éprouve son cadet à son encontre. Le pire est qu'à la cour, on murmure que je suis la cause de ce refus Je vais donc m'efforcer d'être la plus douce avec la fille de ce lâche. Hormis la petite Anne, il me semble tous fourbe. J'avoue être une conseillère pour Edward, une amie sans pour avoir le pouvoir ou la capacité de décider à sa place. Doucement je lui dis

" Quelque chose vous taraude mon ami ? Je veux dire j'ai entendu des rumeurs à propos de votre frère Georges et du comte de Warwick. Je ne veux en point qu'ils viennent tourmenter votre si belle tête ni l'Angleterre et encore moins notre bonheur "

Je regrettais de devoir être ici confiné .Je recommencerais tant que je le peux pour solidifier notre trône. Les épreuves puis la naissance de nos filles nous on encore rapprochés enfin je l'espère. Certes, il est toujours heureux après chaque délivrance.La naissance de ce fils qui viendra, couronnera simplement notre amour en plus d'assurer ma position à la cour. J'avais étais capable d'en donner à Grey alors le faire pour Edward est un devoir. C'est que je rêve tant de voir son visage s'illuminer de nouveau en serrant le corps d'un petit prince de Galles dans ses bras.


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MessageSujet: Re: I'm made for you feat Edward IV Lun 16 Sep - 8:48



Ft.Edward and Elizabeth

Je savais que si je n'avais pas rencontré Elizabeth sous cet arbre, ma vie aurait été toute autre, j'aurais épousé la princesse de France, comme mon cousin le souhaitait. Cet union aurait permis de mettre un terme à la guerre qui faisait rage entre nos deux royaumes. Je n'aurais sans aucun doute, jamais connu le véritable amour, je serais parti courir les jupons pour essayer de compenser et finalement je serais devenu aussi fou que mon prédécesseur. Le secret d'un règne paisible est sûrement l'amour. Je sais que si Elizabeth n'était pas à mes côtés chaque jour que Dieu fasse, tout serait différent. Fort heureusement, nos chemins se sont rencontrés et grâce à elle, je suis aujourd'hui un monarque aimé de ses sujets. Nul ne pourrait me faire plus grand cadeau, si ce n'est la naissance d'un petit héritier. Je souriais en ayant cette simple pensée. Un héritier, je sais au fond de moi qu'un jour nous aurons l'enfant que nous avons toujours désiré avoir. Après tout Elizabeth a pu donné deux fils à John Grey, je ne vois pas pourquoi Dieu ne nous permettrait pas d'en avoir un.

Mais cessons de penser au futur et profitant simplement de l'instant qui nous est offert. Vous savez, sans Elizabeth je ne suis rien. Sans le savoir elle m'aide dans chacune des décisions que je prend. Elle me permet d'avancer un peu plus chaque jour. Bien entendu, nous ne sommes plus les deux jeunes amoureux qui se voyaient en cachette, mais son amour et sa simple présence font de moi un meilleur roi pour l'Angleterre. Tout ceci peut vous paraitre bien étrange, mais vous ne pouvez comprendre ce sentiment qui m'anime lorsque je pense à elle, à nos filles. Les années ont beau s'écouler, mon amour pour Elizabeth reste intact, c'est mon moteur lorsque je suis sur le champ de bataille. Je pense à elle et c'est ce qui me permet de rentrer sain et sauf. Alors oui, la cour n'a peut-être pas su approuver notre mariage et certains ne l'approuvent toujours pas, mais Dieu lui a su voir en notre union un signe de prospérité pour le royaume et c'est tout ce qui compte, que Dieu bénisse notre mariage.

Tout le chemin que nous avons parcouru ensemble a certes été long et parfois semé d'embuche, mais il a aussi été marqué par la naissance de nos trois filles, des filles que j'aime et que je protègerais quoi qu'il m'en coute. Lorsque l'on est couronné en l'Abbaye de Westminster, la première chose à laquelle on pense, c'est au bien être de son royaume, mais aussi à la future famille que l'on va fonder. Je ne saurais être plus heureux qu'avec Elizabeth et mes trois adorables filles.

Je restais coller à mon épouse, tout en essayant de ne pas penser à ce dont demain sera fait. Tout ce qui compte cette nuit, c'est qu'elle soit là à mes côtés. J'oublie les affaires du royaume, pour être avec elle et profiter de ces rares moments où nous ne sommes que tout les deux. Être roi, implique d'avoir une vie publique plus que chargée, je laisse trop souvent mon rôle de mari et de père de côté pour celui de souverain. Je ne m'en plains pas, je savais qu'en devenant roi, je n'aurais que très peu de temps à consacrer à ceux que j'aime. Alors lorsque je suis avec Elizabeth, je profite de chaque petite minute. Par chance, elle comprend aisément qu'être roi et reine donne droit à quelques inconvénients, mais elle fait avec sans même broncher. C'est ce qui fait de mon épouse, une femme unique. Je la regardais avec un petit sourire, elle est unique et pour rien au monde je ne la laisserais à un autre. Certes si il devait m'arriver malheur, alors je souhaite qu'elle puisse refaire sa vie et être heureuse avec un autre, je ne veux pas qu'elle reste seule jusqu'à la fin de ses jours. Cela peut vous paraitre bien morbide, mais être roi est dangereux, surtout en temps de guerre civile et l'option n'est pas à mettre de côté. Nous y pensons chaque jour.

Repenser à notre passé, ne faisait que me conforter dans toutes les décisions que j'ai pu prendre depuis que je suis roi. Certes, elles n'ont pas toutes eues le résultat escompté, mais au moins je ne les regrette nullement. Me marier avec Elizabeth, n'a pas été une bêtise. Dieu le voulait, je n'ai fait que respecter sa décision et suivi ce que mon coeur me dictait. Non, je ne regrette rien de ce que j'ai pu dire ou faire jusqu'ici. Le regret, c'est pour les lâches, ceux qui ne peuvent assumer leurs actes ou leurs paroles. Je n'entre pas dans cette catégorie de personnes et j'en suis plus que fier.

Je laissais tout ça de côté juste le temps d'une nuit aux côtés de ma chère et tendre épouse. Elle semblait être en pleine forme et le fait de le savoir me réconfortait un peu plus. Les accouchements ne sont pas faciles et je sais qu'à chaque fois qu'elle me donne un enfant, elle met sa vie en danger. Je sais que pour elle, me donner des filles lui donne l'impression que Dieu la puni, mais un jour nous aurons un héritier et ce jour là, ceux qui ne crois pas à notre mariage cesseront leurs médisances. J'écoutais avec attention chacune des paroles d' Elizabeth. Elle me faisait sourire. Vous savez certes je couche avec des femmes, mais ça n'est nullement par amour ou par affection, c'est simplement par besoin. Elizabeth le sait, du moins je l'espère. Je ne veux pas qu'elle pense que je n'ai plus de sentiments pour elle. Elle est la seule qui compte pour moi et ce depuis que je l'ai rencontré au pied de cet arbre. Il n'y a aucun doute, nul ne saurait me rendre plus heureux qu'elle. Elle me connait par coeur. Je déposais un autre baiser sur ses lèvres. La voilà qui pouffait, comme à nos débuts. La voir ainsi me faisait grandement sourire. La Elizabeth du début de notre histoire n'avait pas totalement disparu avec le temps.

Je rapprochais mes lèvres de son oreille, elle savait parfaitement que je l'aimais, mais me l'entendre dire lui apportait surement un petit réconfort et cela lui faisait surement plaisir de savoir que l'homme avec lequel elle est mariée, l'aime toujours comme au premier jour. « Elizabeth, bien sûr que cet amour est partagé. Je vous aime et Dieu seul sait à quel point. Je donnerais tout pour vous, quoi qu'ait pu en dire votre père par le passé. Je ne regrette pas un seul instant d'être avec vous dans ce lit. » Je m'écartais un peu pour voir quelle serait sa réaction. La lueur de la nuit caressait son visage, ce qui la rendait encore plus belle qu'elle ne l'était. Je ne perdais pas une seule seconde avec elle. Elle représente ce que j'ai de plus cher au monde. L'entendre rire valait bien plus qu'une victoire au champ d'honneur. Je ne sais pas comment serait ma vie sans elle, une chose est certaine. Elle serait bien moins belle que celle que je mène à ses côtés. « Bien sûr que vous êtes parfaite ma reine. Nulle ne pourrait vous arriver à la cheville, soyez-en certaine. Et de quoi parliez vous alors ? » Elle venait de piquer au vif ma curiosité. Je savais mieux que personne qu'Elizabeth pouvait être très surprenante lorsqu'elle le voulait, mais je ne voyais pas vraiment où elle voulait en venir. La fatigue devait en être la cause. Je la regardais avec un petit sourire amusé, que pouvait-elle bien attendre de moi ? Je ne trouverais pas la réponse, il me faudra attendre qu'elle me le fasse savoir.

« Et bien, c'est une excellente question Elizabeth. Je pense que tout m'a manqué. Votre voix, votre rire, votre joie de vivre. Je ne sais vraiment pas ce que je pourrais faire sans vous !» J'ai bien l'impression que cette nuit serait la plus belle nuit qu'il me soit donné de vivre. Je sais qu'a chaque naissance, il m'arrive de passer dans ce lit pour qu'elle ne se sente pas seule, mais c'était bien la première fois que nous parlions de manière aussi décontracté dans ce même lit. Ce n'était pas du tout déplaisant et puis parler d'autre chose que des affaires du royaume ne pouvait que me rendre un peu plus jovial. Enfin, comme on le dit, les affaires du royaume ne sont jamais très loin et cette simple question d'Elizabeth le prouvait une nouvelle fois.

« Ce n'est rien, je vous le promet. Juste que je n'aime pas l'idée que quelque chose se trame dans mon dos et que ce quelque chose soit l'oeuvre de ma famille me dérange au plus haut point. Mais ne vous inquiétez pas, tout finira par rentrer dans l'ordre.» Du moins je l'espère. George est du genre a être buté quand il le veut et j'ai l'impression que mon cousin ne fera que rendre la situation encore plus explosive. Je n'aime pas du tout cette alliance, qui vise à me prendre le trône. Seulement sans aucune preuve tangible je ne peux accuser mon propre frère de trahison, qu'en penserait Richard et ma cour ? J'espère qu'il finira par revenir à la raison et qu'il se rendra compte qu'il ne fait pas bon être l'ennemi du roi d'Angleterre.

© Belzébuth
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